30 mai 2007
Crap 64
Samedi 12 et Dimanche 13 Mai 2007, Bordeaux - Cognac, seconde partie
En route pour Bordeaux, reprogrammation du GPS, cette fois je prend l'autoroute, et je met pas trois heures pour arriver à Bruges, et sans passer par ce grmblbl de centre ville. Deux bonne heures me suffiront.
Je fonctionne toujours à la cassette audio, très peu de radio. Moi mon truc c'est de mettre super fort pour couvrir le bruit du moteur, d'ouvrir les fenêtres pour faire de l'air et histoire que le son ne résonne pas trop dans la voiture. Le vent. Ça fait du bruit. Alors je monte le son encore plus fort. Voilà ce que je fais jusqu'à 90 km/h. Au dessus, c'est inutile, le vent est si fort que je ferme le fenêtres, et je baisse le son bien évidemment.
Deux fois j'ai failli me tromper de chemin, mais j'arrive à bon port, sans bobos.
Toujours de la place pour me garer, moi, ma petite voiture du 16, parmi tous ces 33.
La sale blague du « Allô, je suis désolé je vais avoir 2h de retard », mais qui ne fonctionne pas, mon timing étant foireux.
Je rentre chez elle, pour la seconde fois, déjà plus à l'aise que la semaine dernière.
Des gens préparent pizzas et cakes, alors je met la main à la pâte, car je suis l'un des premiers arrivés. Oui, ce soir c'est son anniversaire.
Les invités arrivent petit à petit, en une heure quasiment tout le monde est là.
L'acte stupide mais humain qu'on fait tous quand on connaît personne : boire. Vas-y que je me sers en punch et en manzana, pas pour être bourré, juste pour être détendu.
J'étais apparemment pas le seul détendu, car oui je parle avec cette
nouvelle communauté de gens, ma foi fort sympathique, je rigole, je
m'amuse, bref je passe une bonne soirée.
Une soirée n'est pas une soirée réussie si on a pas envie de d'exploser la gueule de quelqu'un, et oui c'est le cas ! J'ai envie de lui mettre un bourre-pif, mais ça ne se fait pas voyons.
Freud dis que c'est en conservant cette violence en nous, qu'un jour elle éclate et que naissent les psychopathes.
Évidemment, dès que tu commences à connaître les gens, ils te suivent
jusqu'aux toilettes, et regarde si tu pisses debout ou si tu chies. Non
je pissais, et la lumière éteinte pour pas qu'on voit, et je
m'éclairais avec mon portable.
J'ai gagné au jeu de l'étiquette collée sur le front ! Et j'aurais du fermer ma gueule sur l'existence de mes vidéos.
Superbe soirée, couché à 7h du matin, levé à 10h. Qu'il est bon de dormir a ses côtés.
Dimanche. Je rentre chez moi. J'aime me faire le retour à la pilote de rallye sur les routes de campagnes.
Je prend une douche, me change, et je vais fêter mon anniversaire avec
une partie de ma famille. Agréable moment, malgré cet état endormi qui
subsiste de ma soirée passée.
Dodo et manga, avant d'attaque le programme d'Histoire / Géo pour le BAC blanc Mardi.
Alors un jour je défoncerai tout le monde. Je me serais bien préparé à cet événement,
j'aurais des armes, quitte à y mettre tout mon blé.
Je choisirai un endroit fréquenté, je poserais des bombes, je ferais tout
exploser en regardant, et j'arroserai la foule des mes salves meurtrières
de Kalachnikov et autres fusils-mitrailleurs. Un arsenal de porc,
des co-équipiers pourquoi pas, du moment que le résultat final
est celui attendu : le suicide.
Un pur morceau de 53 minutes de hardtek, que tout le monde
en profite et crève sur ce son. 53 minutes de sang, de giclées d'hémoglobine,
de hurlements, de supplications, d'horreur humaine. Une balle dans la tête.
Une autre pour toi. Encore une. Une quatrième. Et des violences sexuelles
et corporelles. En série. Une grenade dans la bouche, et à la dernière note,
un grand fuck et je saute du haut du toit, la tête explosant, douche de cerveau.
Marc CONSTANTIN (13 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
24 mai 2007
Crap 63
Samedi 12 Mai 2007, Cognac - Angoulême, première partie
Levé à 7h30, avec mon pote, mon poney on pourrait dire, pour se pointer au lycée à 9h.
Aujourd'hui, on va à la Créateuf, près d'Angoulême.
On part avec les animateurs culturels, en bus, mais moi je reste pas toute la journée, alors je suis les bus, en voiture, ma métal-o-mobile comme j'aime l'appeler. Crucified Barbara, Black Bomb A, CKY, System Of A Down, qui tournent en boucle, la plupart du temps.
Je sais pas où c'est, et c'est la raison pour laquelle je suis le bus. Le bus qui bien sûr roule comme un dingue, et moi avec mes deux petits points, qui essaye tant bien que mal de suivre.
On arrive sur le Parc des Expositions,
je me fais engueuler par un flic qui me dit que je peux pas me garer
là. Bon d'accord je dégage, je me met sur le parking auto.
Je rentre sans le bracelet, ignorant qu'il en faut un, je sais pas
comment j'ai fait. J'ai levé les bras, et le garde a dû comprendre que
j'étais clean.
Une fois dedans on me file l'enveloppe avec les tickets pour manger. Le bracelet est dedans. C'est genre vingt minutes après que je m'aperçois de ma fraude, et je me dépêche de l'enfiler.
Je viens surtout pour voir Mogadisco,
qui joue à 14h40. Alors le matin, je traîne avec le groupe, et des
amis, à pogoter et danser devant la scène ouverte, pour moi, le
principal lieu intéressant de cette Créateuf.
Plusieurs groupes bien sympas, tous débutants, tel que Soft Toffees, C-Side, et Groovylon.
L'heure de déjeuner, menu bio... Mais là... Le truc crade quoi. Y'a bio, et bon, et apparemment, bio ne rime pas forcément avec bon.
Une salade de carottes pas top. Sans sauce, trop crues les carottes, un
sandwich au poulet, avec du fromage, qui saccageait le goût.
Un yaourt à la consistance des plus douteuse. J'aurais mangé du sperme, je crois que la texture serait similaire.
La pomme était bonne.
J'ai vu des gens de mon bahut, ainsi que mon prof de Maths, faire une chorégraphie de danse, mélange danse africaine et hip-hop.
Puis je pensais voir quelqu'un, mais comme cette personne arrivera à un
horaire qui sera beaucoup trop tard pour moi, on ne se croisera pas.
Le moment arrive de voir Mogadisco. Les gens n'aiment pas trop pogoter et me le font comprendre. Mogadisco... Merci pour la dédicace, sur la chanson Poneyland.
Un seul mot : le feu. Ils ont mis le feu sur la scène, et j'espère l'avoir mis dans le public.
L'heure de partir, juste après, retour à Cognac.
Je dois me magner le cul, aller faire les courses, passer voir ma mère,
me laver pour enlever la crasse que donne quelques heures de danse en
plein soleil. Moi qui voulais travailler, ne serait-ce que quelques
minutes, histoire d'avancer, je n'en aurais pas le temps.
Je dois arriver au Local Motion, à Bordeaux, avant la fermeture pour prendre un vêtement pour mon anniversaire. Il est 18h. La course contre la montre est lancé.
En fait non. J'appelle ma elle, pour qu'elle aille le chercher.
Débute alors 111 kilomètres en Clio 2, pour me rendre à Bruges, une seconde fois...
J'ai télecharger légalement les quatres titres disponibles de Mogadisco,
sur leur myspace. Énorme.
Marc CONSTANTIN (13 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
23 mai 2007
Crap 62
Mercredi 9, Jeudi 10 et Vendredi 11 Mai 2007-05-13
Concert au lycée. Un pote de classe, et son groupe, La Choune, puis d'autres potes, que j'ai déjà vu en concert, Mogadisco.
Comment je danse comme un fou, dans cette salle polyvalente, devant une
poigné d'élèves (le message sur le lieu et l'heure du concert étant mal
passé), parfois tout seul, parfois avec quelques rares pogoteurs.
Jeudi. Le volley-ball, j'y joue, mais je suis pas content de moi, même si j'ai quand même gagné un match. C'est pas une victoire écrasante, et il n'y avait pas l'osmose de la dernière fois.
Le soir, je me fait peur. Je bois comme un saoulard, deux wisky-coca, tout seul. Je dois faire pitié à voir. Ça me pose bien et je passe une bonne nuit juste après ça.
Vendredi. Rien de spécial, une journée épuisante, du genre qu'on a pas
commencée, mais qu'on a pas envie de faire, toute lente, bien chargée,
devoir de quatre heures de gestion, je pronostique le 1,5 / 20.
Je ne suis pas prêt du tout pour le BAC.
Et mon week-end est déjà bouffé. J'ai prévu plein de trucs à faire, et pour mes devoirs je vais devoir taper la nuit blanche. Devoir maison de gestion, comme si ça suffisait pas en cours, le stress du projet de groupe, le BAC qui approche, l'épreuve oral blanc d'Histoire / Géo mardi, tout le programme à réviser.
Je mange un MacDo avec un pote (crap 60), puis on se mate Team America, un bon film crade et drôle. Minuit pile, j'envoie un SMS, juste pour elle.
Putain de BAC... L'aurais-je ?
Des journées vides de sens.
Marc CONSTANTIN (13 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
22 mai 2007
Crap 61
Mardi 8 Mai 2007
Aujourd'hui, c'est mon anniversaire.
Dix-neuf ans.
Souvenirs.
Avenir.
Jour férié. Divorce. Maman. Papa. Ma sœur. Cheveux blonds. Bouclés. Photos en noir et blanc. École privée. Amis. Billes. Cloche. Religion. Vieilles biques. Appartement. Dernier étage. Grand balcon. Game Boy. Lego. Pistolet. . Livres. Beaucoup. Vélo. Descente à fond. Inconscience. Peur. Appeler la police. Bol de soupe. Par tout par terre. Larmes. Coup de boule. Rigoler. Déjà. Centre aéré. Amis. Béguin. Pâte à sel. Zizi de fille. Saint-Ciers sur Gironde. École publique. Amis. Alcool. Violence. Protéger. Zelda. Déménagement. Papy. École à la campagne. Rigolo. Encore. Saint-Ciers sur Gironde. Encore. Excès. Partir. Retrouver Cognac. Appartement. Bordel au dessus. École publique. Amis. Football. Dame de la cantine. Insulte. Conne. Punition. Vingt tours de la cour. En courant. En faire moins. Frites à l'eau. Pas bon. Blagues sur les chaussures. STL. Suce Toi Là. Cinquante buts. Joie. Match fin d'année. Perdu. Dommage. Maison. Crises de stress. Les premières. Collège. Musique de merde. Branlette. Joints. Amis. Connards. Connasses. Super Smash Bros. Tournoi. Gagner. Fierté. Les filles. Les boutons. Les moqueries. Les fringues pourries. Le style pourri. L'argent. Ne pas en avoir. Le téléphone portable. Ne pas en avoir. Rigoler. Toujours. La quatrième. Prof de technologie. Rigolo. Lunettes. Presque chauve. Autorité aucune. Balai à chiottes. Le grand roux. En avance sur son âge. Rébellion. Rigolo. Carnet de correspondance. Jeux vidéos. Espagnol. Peur. Correction devoir. Peur. Faire signer. Peur. Fausse signature. Découvert. Couloir. Aveux. Claque dans la gueule. Douleur. Honte. Cartes Pokémon. Échanger. Se faire voler. Être extravagant. Moqueries. S'en foutre. Ça commence. Royan. Week-ends. Ennuis. Beaucoup. La musique pas de merde. System of a Down. La salle West Rock. Concerts. Le lycée. Première fille. Amour. Sexe. Amis. Vacances. Prof de français. Être odieux. Bordel. Irrespect. Pomme explosée contre le tableau. Rigolo. Camarades bourrés. Rigolo aussi. Gros mots. Beaucoup. Épreuve de français. Quinze oral. Quinze écrit. Points d'avance. Travail. Leclerc. Dur. Confrontation. Salaire. Rentrée de terminale. Rupture. Déception. Désespoir. Torrent de larmes. Stress. Anxiolytiques. Vomir. Folie. Vingt-six ans. Deux enfants. Cinq cent cinquante kilomètres. Rupture. Encore. Larmes. Changer. Plus jeune. Plus loin. Neuf cent kilomètres. Avion. Cent vingt euros. Connerie. Ex-copine. Je suis con. Une Case En Moins. Rencontre. Un rêve réalisé. Angoulême. Fille. Embryon d'amour. Pensées pour plus tard. Espoir. Chute. Je plais. Baiser. Rupture. Dommage. Angoulême. Encore. Espoir. Blog. Commentaire. Chute. Je suis con. Encore. Des gens qui veulent de moi. Moi qui dis non. Vendredi soir. Bar. Rencontre. Gens biens. Vraiment bien. Hasard. Bordeaux. Contact. Baisers. Bonheur. Anniversaire. Espoir. Encore et encore...
Idée de cette article en mangeant une compote à la texture de merde. Je
pense mettre un terme bientôt, à ce premier chapitre, quand j'aurais
atteint le crap 100.
Mon but : être publié. C'est très prétentieux. Pourtant je le veux.
Marc CONSTANTIN (10 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne
remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus
récompensé et plus heureux !)
COMME UN GOUT D'INACHEVÉ.
19 mai 2007
Crap 60
Lundi 7 Mai 2007
Une journée de cours bien paillave, avec son petit lot de CFE, 4h comme d'accoutumé.
On fait le projet, une étude à faire en groupe, sur seize heures, à présenter à l'oral pour le BAC.
Ça fait bien chier, on avance pas beaucoup et on a pas du tout les connaissances.
Un pote viens dormir chez moi ce soir, on se voit de plus en plus (crap 35, crap 58), et ce soir on sort et on revoit les gars de vendredi dernier (crap 58). On se pointe avec les bouteilles, dont celle d'absinthe, ramenée d'Espagne. Elle a pris une putain de claque ! À tour de rôle, on se fait cramer notre petit morceau de sucre au dessus de notre verre du liquide des philosophes.
Puis on sort au Fair Play, voir des gens, mais 23h30, plus personne. On
reste pas longtemps, car en plus ça chauffe. Deux verres dans le nez en
plus et mon pote filait des coups de poing à un mec perché.
On retourne là ou on avait commencé la soirée, et on se tape un petit Brossard. Un carton de douze boîtes. Gardez le reste, les gars, partagez-les.
Trip sur le site Badoo.com, le vieux site de rencontre à deux francs six sous !
Tu notes les gens qui te plaisent le plus ! Y'a rien de plus hypocrite !
Je reçois dans la soirée quelques SMS, mais je n'ai plus de batterie, pour les lire et y répondre.
Des SMS car c'est un jour spécial,
et je suis heureux d'être là ce soir pour indirectement le fêter, et ça
commence à minuit pile. J'en reparle dans le prochain article (crap 61).
Cinq heure, l'heure de se coucher. On a bien bu, mais impossible de se remettre une mine comme vendredi.
L'alcool ne me fait-il plus d'effets ?
Cette soirée, encore une à mettre dans mon tableau des plus sympas.
Toute une culture musicale à refaire...
Marc CONSTANTIN (10 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
18 mai 2007
Crap 59
Samedi 5 et Dimanche 6 Mai 2007
Fouah, je me réveille à j'sais plus quelle heure, la tête enfoncée dans
mon trou de balle, métaphoriquement parlant, car non, je n'ai pas cette
souplesse et cette capacité de dilatation anale.
Y'a pas à dire, une douche ça remet les idées en place.
Je me prépare, j'organise une virée à Bordeaux. Puis vient l'heure d'y aller vraiment. J'arrive pas vraiment à le croire, mais pourtant si, je vais à Bordeaux, voir une fille !
C'est parti pour 3h de route, je règle le GPS, je choisis pas d'autoroutes, pas de péages, et c'est parti.
Trois heures de route, quand tu pars à 15h, ba ça te fait arriver pas
avant 18h ! Et c'est tard, surtout pour quelqu'un qui doit être rentré
à Cognac à minuit !
(Ce que je ne ferais pas d'ailleurs)
Alors, me voilà dans la banlieue de Bordeaux, à Bruges, et ce con de GPS m'a encore fait passé par les quais et aussi par cette moche statue de lion bleu.
Je rencontre cette personne, et essaye de rester moi-même.
Je ne peux bien évidemment pas tout raconter, car oui, je
m'autocensure. Je sais qu'il y a des gens qui peuvent lire ces lignes,
alors parfois par respect pour eux, ou par peur de représailles, je ne
dévoile rien. Et parfois je lâche carrément le morceau, visant même à
chier sur les gens visés. Dans le cas présent, c'est par respect.
Je peux simplement dire qu'à un moment donné, il y a eu un geste, qui a fait que nous étions devenus beaucoup plus que de simples amis.
Dimanche. Oui, je repars de Bordeaux, pour Cognac. Je dois être heureux, car je souris bêtement, je me sens bien, calme et posé.
J'ai passé une soirée, une nuit, et une matinée merveilleuses.
J'arrive à 11h chez moi, le temps de voter pour Mme Royal. L'isoloir je m'en fiche, je prend mon papier et mon enveloppe et je fais ça dans la file. Voter caché est un droit pas une obligation.
L'après-midi, je dors, je repense à la veille que je viens de passer. Le bonheur est mien.
Déception, le soir, de voir que Mr Sarkozy remporte le second tour des élections présidentielles 2007, succédant ainsi à Mr Chirac. J'envoie des SMS
pour faire part de mon dépit, dire que je me casse en Moldavie, en
Yougoslavie, enfin, un pays en « vie », ça fait exotique. Je reste
persuadé que si le droit de vote avait été à 16 ans, cet homme n'aurait
pas été élu, étant donné que c'est une partie des jeunes de cet âge qui
ne l'aiment pas. Mais avec des « si »... on connaît bien l'expression.
On raconte vraiment des conneries pendant une campagne présidentielle.
On revient sur pas mal de choses qu'on a dîtes, on a des nouvelles
idées... on vise un public large !
Laissons le temps à notre nouveau président, de gouverner, et nous verrons bien si la France va mieux... Pas de jugement hâtif.
Le goût de tes lèvres.
Marc CONSTANTIN (8 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
17 mai 2007
Crap 58
Vendredi 4 Mai 2007
Journée de cours normale, c'est à dire quatre heures, deux de Maths et deux d'Histoire / Géo.
Une caisse dans chaque matières.
Petit tour au magasin de mangas, nouvellement ouvert à Cognac. Il déboîte sévère.
Arrive le moment de discuter avec une personne qui m'intéressait, et que j'intéressais aussi.
Elle préfère lâcher l'affaire pour solidarité féminine, dirais-je. Bon, ba ça sera ni l'une ni l'autre.
Un peu dégoûté, mais pas tant que ça, je vais chez un pote et on va
chez des amis à lui. Un bon après-midi, je rencontre des gens sympas,
et on se torche quelque bières en pleine campagne, à discutailler et
rigoler. Ça faisait longtemps qu'il m'en parlait de ses potes, et j'en
découvre une petite partie, et oui, ils sont cools.
Je rentre chez moi vers 18h, je glande et je commence à organiser une
soirée, avec un pote, à l'arrache, mais c'est ça qui est bon. Je reçois
aussi un message d'un gens que j'ai connu à la pause déjeuner, que je
verrait le soir aussi.
Et, au début sans vraiment y penser, je parle d'aller à Bordeaux, puis l'idée à l'air de me botter moi ainsi que la personne, alors je prévoit une petite virée demain.
Je sors pas avant 22h, puis je vois mes potes, et la personne de la pause de midi. On va de bars en bars, Paddock, puis Bodega,
où je me fais draguer par une vieille tout vilaine, je sais pas ce
qu'elle voulait, mais elle me collait son cul de vieille et me prenait
les bras, limite à faire mal ! Après elle change de victime et prend un
pote puis reviens à moi. C'est bon elle m'a saoulé, je me débat et lui
fait comprendre qu'elle arrête. Bon, maintenant si elle était bourrée,
je sais pas si elle a vraiment compris.
Puis, juste moi et mon pote, on va au Fair Play, bar de saoulards (enfin ce soir), je retrouve des gens que je connais. Paquet de Malboro
qui traîne, j'en taxe une, merci le propriétaire, mais aussi, on m'a
dit que je pouvais me servir, que y'avait pas de problèmes. Des gens
perchés, qui s'embrassent, qui parlent, qui hurlent, une baston éclate,
un mec qui se fait défoncer.
Le patron ferme le bar vers 2h30, et au comptoir on voit des mecs bien
marrants, mais au début j'hésite franchement entre la moquerie ou la
réelle sympathie. Puis sur la devanture du bar, on continue de parler,
plutôt de hurler. Par exemple :
« Je crois que j'peux voler, je crois que j'peux toucher le ciel »
« Le foie ça sert à rien ! Il faut l'enlever »
« La BAC, ça veut rien dire. Je travaille à la BAC, pfff ça veut dire quoi ? »
« Je suis venu pour me serrer des filles, donc forcément je m'habille mal, je croyais qu'elles aimaient ça, mais en fait non. »
« Tu pisses sur ta ceinture !»
Et puis un des quatre collègues, de cette bande de joyeux lurons, nous
demandent si on est pas prise de tête, on répond que non, et nous
invite à finir la soirée chez lui.
Putain. Truc de fou.
J'étais justement en train de me dire que ces mecs sont géniaux, et ça,
ça peut pas tomber mieux. Alors oui, on y va, et c'est le bordel sur le
chemin, ont torchent une bouteille de pineau maison, bien sucré, mais exquis.
On arrive chez le mec, qui nous prévient de pas toucher la rambarde, alors évidemment y'a un barreau qui tombe.
Super soirée, on partage les même goûts, pour la musique, les
vêtements, ils sont vécus des choses que nous voulons ou avons
commencés à vivre. On à leurs points de vues, leurs avis.
Donc on est sept, les quatre copains de cette bande, plus deux potes et moi. On appelle SOS Épicerie, je connaissais pas, il te livre des capotes, des tampons, de la boisson, etc...
Je prend un verre de cognac, car je commence ma descente, mais juste ce verre, va me percher le reste de la soirée. Un de mes potes dégueule. La classe.
Puis viens le moment de rentrer. Y'en a six qui partent, un en scooter. Ses potes vont le faire se péter la gueule.
On croise un clochard place du marché, c'est triste mais rigolo quand t'es plein comme un fût.
Le pote bourré qui longe les murs, qui se pète la gueule, tout ça, trop tordant.
On va au parking et on nous ramène nous trois. Deux à déposer puis moi.
Un peu plus, et je pissais dans mon froc tellement j'ai ri.
Les voilà arrivés, et c'est à mon tour d'être raccompagné. Je dors chez ma mère, je prend pas le volant, je suis bourré comme un coing.
Il est 5h du matin. J'ai pas mal de tête, j'ai pas vomi.
Cette soirée, est mémorable. J'ai glané quelques numéros de téléphone,
et sérieusement si je pouvais les revoir par exemple lundi, veille du
huit Mai (jour de mon anniversaire, et jour férié), ça peut le faire...
Je n'ai plus d'appareil photo, mais j'ai quelques photos en stock,
qui n'auront peut-être pas de rapport avec les journées,
mais chaque article aura son habituelle photo.
Marc CONSTANTIN (6 mai 2007)
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Crap 57
Lundi 30 Avril, Mardi 1er, Mercredi 3, et Jeudi 4 Mai 2007, Laredo – Espagne / Cognac – France
Il pleut toute la journée. Alors on se balade en voiture dans la campagne environnante.
C'est vraiment bizarre. Il y a des petits villages certes, mais très
peu de maisons, ce sont surtout des HLM. Peu commun, en France.
Le soir, au bar, on ne retrouvera pas cette vénézuelienne, mais on verra d'autres femmes du même âge qui nous crient un « sesenta y nueve », autrement dit, 69...
La réputation des français quoi...
Pleins comme des barriques, on rentre, pour notre dernière nuit.
On va dormir genre 3 heures même pas, comme pour partir.
Mardi. On rentre, mais sur le chemin, on s'arrête à Béhobie, à la frontière pour prendre des cigarettes, et à boire. Absinthe, pour ma part.
Il pleut. Décourageant pour rentrer demain...
Mercredi. Journée de rentrée, on s'amuse à parler de nos vacances. Je m'engueules avec plein de gens.
Jeudi. Comme hier. Tout pourri. Mes oraux d'Espagnol et d'Anglais. Espagnol j'ai chié, j'avais rien à dire. Anglais j'ai géré.
Venir pour 40 minutes, c'est un peu abusé. Bon j'habite pas loin...
Une semaine de rentrée courte, mais bien paillave, mais c'est sans connaître le lendemain, une journée de malade mentale...
Oui, j'avais le même pull pendant 3 jours.
Maintenant il pue la clope et il est au sale.
En fait, il sont tous au sale...
Marc CONSTANTIN (5 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
Crap 56
Dimanche 29 Avril 2007, Laredo / Bilbao – Espagne
La journée commence mal. Il fait moche, il pleut pour tout dire. Y'a pas grand chose à faire le matin, puis on a gavé dormi. Ça devient intéressant dans l'après-midi, car on va à Bilbao, au musée Guggenheim, non pas pour le visiter, mais déjà pour visiter son architecture et ses environs. Ça a franchement de la gueule, avec le fleuve à côté, les sculptures, le design, les bâtiments anciens et modernes, mélangés harmonieusement. Bilbao, ça me fait penser à Bordeaux, et c'est à peu près ça, niveau grosseur de la ville.
On a de la chance que la journée soit plus belle que le matin. Comme Bilbao est à une heure de Laredo, en rentrant on se promène un petit peu, puis c'est déjà l'heure de passer à table.
Bar à tapas, le Buenos Aires. C'est un truc typiquement espagnol. C'est quoi une tapas ? Et bien une tapas, c'est tout et n'importe quoi, en guise d'apéro, c'est bien bourratif. Un morceau de pain, avec des anchois, ou une saucisse ou d'autre encore ! Et certains bars on leur propres spécialités, comme les champignons par exemple. Tu peux les prendre en table ou au comptoir. Bien sûr, une boisson, bière, whisky, vin ou ce que tu veux.
Ce qui fait le charme du bar à tapas, c'est que tu prend des serviettes
en papier, tu t'essuies la goule et les doigts et tu les jettent par
terre. Tu t'en branles, c'est fait exprès, t'as le droit de
dégueulasser. Et limite si tu le fait pas, tu manges pas comme eux, et c'est pas bien.
Restaurant Somera
ensuite. C'est pas les rois de la bouffe en Espagne, mais là une espèce
de viande ! D'une tendresse...du beurre ! Elle fond dans la bouffe
cette solomillo a la plancha.
Digestif, on demande l'alcool de la maison. Chupitos que ça s'appelle ; de l'alcool de miel, servi dans un shooter. Bien frappé, super bon et sucré. Genre l'alcool qui trompe par son goût agréable.
Bien allumé déjà, avec deux bières, du vin et un chupitos dans le cornet, je rentre à l'appart et discret j'enquille trois goulailles d'Eristoff Black, puis on descend en ville, mon demi-frère et moi.
Ce soir, y'a personne, aucun jeunes de notre âge.
Sûrement parce que demain c'est lundi et qu'ils ont cours...
On retourne au bar à tapas, puis un autre, mais pas à tapas, un bar normal, El Andamio, un peu rock (il a passé en live de Metallica un moment), qu'on avait repéré la veille.
Whisky-Coca, et avec les
doses espagnoles s'il vous plaît ! On le prend dehors, et quand ça se
libère, on rentre et on se pose. On discute tranquillement. Je commence
à avoir une chauffe, avec ce que j'ai bu. On rencontre une femme, la
quarantaine, super sympa mais ça doit venir du fait qu'elle ait bu.
Elle nous offre des bières,
tout en nous racontant qu'elle vient du Venezuela, son prénom, pourquoi
elle est là, etc... Elle parle anglais, alors comme ça on peut se
comprendre un peu mieux, quand l'espagnol fait défaut. Je tire sur une
clope qu'elle me passe, me brûlant le doigt au passage. Mon demi-frère a senti qu'il y avait pas que du tabac dedans... Bon, ok !
Et un monsieur, très gentil, qui lui parle un français tout à fait correct, qui connaît la région, le Futuroscope même ! Les espagnols sont super accueillants, mais je me demande si parfois ça vient pas de la boisson.
Quand même ! J'suis en train de me fendre la gueule avec des gens qui ont plus du double de mon âge !
Une autre espagnole aussi, qui nous explique que être français, c'est sexy. Comme hier !
On change de bar, El Arlequin. Whisky-Coca, toujours les même doses, mais du Jack Daniels cette fois-ci.
Une expression pour définir mon état : rond comme une queue de pelle. Mais encore conscient, hein ! On rentre à la Arenosa, ça monte sec les escaliers, et en étant perché, c'est pas facile. On reviens demain, la femme super cool sera là « a la una », à une heure du matin.
Je m'endors super vite, et j'ai même pas envie de gerber (comme la veille, quand je me suis mis les doigts dans le bec, ça faisait bien dans la rue...).
Superbe soirée, la fiesta espagnole, même quand y'a pas de beaucoup de monde !
J'arrive pas à être heureux, comme je le veux.
C'est qu'une question de temps.
Marc CONSTANTIN (3 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
16 mai 2007
Crap 55
Samedi 28 Avril 2007, Laredo – Espagne, seconde partie
Mon demi-frère et moi, on marche dans les petites ruelles du centre ville, du vieux Laredo.
Il y a des bars et des discothèques tous les 5 mètres.
On se pose sur des bancs, près d'un bar, El punto de encuentro.
Le point de rencontre, en français. Et ça tombe bien, y'a un mec
déchiré qui vient nous accoster. On apprend son prénom, qu'il est
brésilien et qu'il a 18 ans. On apprend aussi qu'il prend du crack (il
mime le geste avec son doigt sur son nez). J'ai pas vraiment compris si
il en voulait, ou si nous on en prenait... Il fume aussi.
De l'herbe ou du haschich, je sais pas (je crois que oui quand même),
mais là, avec sa clope putain il nous a demandé 10 fois du fuego (feu).
« Putain, mais NO FUEGO ! NO FUEGO ! »
Le mec il pense que je sui gay. Il est pas mal sec quand même.
« Me gusta las chicas. »
Il nous présente aussi ses amies, dont une, très jolies, qui parle un
peu français et sert parfois à la traduction. Les mots me reviennent,
les conjugaisons, tout ça, plus je parle, plus je me débrouille.
Une des filles présente ce soir, énorme la discussion.
« Beber para matar el bebé »
En gros, elle boit de l'alcool pour tuer son gosse. C'est pas énorme ça
? À 17 / 18 piges, sortir un truc comme ça, mais y'a pas en France. La
mentalité est vraiment différente. J'avoue... c'est cool, franchement.
La ville est aux mains des jeunes, les bouteilles entamées, des poches,
de la bouffe, qui jonchent le sol. Les gens qui se retournent dès qu'il
entendent une langue qui n'est pas la leur.
Petit sitting, vite fait avec un autre groupe d'espagnoles, mais aucune ne parle un mot de français. Qu'est-ce qu'on leur apprend à l'école ?
On rentre vers 2h, croisant une superbe blonde, qui, sans qu'on lui dise en premier, nous dis « Buenas tardes ». On répond « Bonsoir » mot révélateur de notre nationalité, et elle fait un signe de tête et fait un truc genre du genre « Mmmhhh, salute ».
On est trop con, on aurait dû s'arrêter et taper la discut'.
Dur de s'intégrer parfaitement, mais leur façon de vivre est
typiquement une de celle que je préfère. Un truc bizarre, mais normal
là-bas, ce sont les gamins de 10 ans, encore dans les rues à 23h.
Impensable chez nous.
C'est une chose à vivre quand même, un samedi en Espagne. On recommence demain.
On voudrait rester plus longtemps, mais si personne parle français, avec notre tout petit bagage d'espagnol et sans alcool (2 bières seulement), dur d'aller parler. Mais après tout, qu'est-ce qu'on a à perdre ?
Je pense qu'un jour je reviendrais, dans d'autre conditions...
Première nuit en Espagne, superbe. Des barres de rire, toute la journée, des trips avec « Me gusta el
pollo » (j'aime le poulet), ce qui n'a pas de sens.
Franchement je m'aperçois d'un truc, c'est qu'au bahut, on nous apprend
vraiment un espagnol scolaire, qui sert pas à grand chose sur le
terrain...
Un truc bien aussi, c'est de dire assez fort « Somos francés », et on s'entend répondre des trucs genre
« Sexy ». Pas cool ça?
Je pense à mes amis, mais aussi à "elles", celles qui ont fait ma vie,
qui la font encore aujourd'hui,
et qui continueront de la faire demain.
Marc CONSTANTIN (2 mai 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)









