25 juillet 2007
Crap 93
Samedi 7 Juillet 2007, Montendre
Free Music Festival 2007, partie 2
Comme je l'ai dit juste avant, la délimitation des jours n'est pas chose facile à faire.
Je place le Samedi commençant juste après le concert. C'est donc la fin du Vendredi, le début du Samedi.
Je vais faire un petit tour à ma voiture, histoire de manger des chips et des gâteaux, et je retrouve la demoiselle, on se balade et on s'échoue sur la plage, qui entoure une partie du lac.
On
discute, de ma vie, de la sienne, de nous. De nos expériences passées
un petit peu, de l'avenir, des projets que nous avons en tête, des
études.
Jusqu'à six heures du matin.
Je
rentre à ma voiture, prend une bouteille d'eau et à bouffer, je
m'installe côté conducteur. Je fais tourner le moteur, met le
chauffage, un coup sur la manivelle et le siège s'abaisse.
Une couverture en guise de coussin, une autre pour me couvrir, et c'est parti pour 2h de sommeil.
Je peine à m'endormir, un mec du campement d'à côté fait les « Wou-hou, Yi-hou » qu'on entend dans la chanson The Sweet escape de Gwen Stefani. C'est marrant, mais moi je suis crevé. Je suis pas sous prods, pas dans le même délire.
Un pote me réveille à 8h, pour prendre une bouteille
Je me rendors mais il me réveille une autre fois à 10h pour prendre son pull.
Bon ba merde cette fois je me lève.
Petit déjeuner sympa, je m'enfile 200 grammes de jambon. Chips aussi, forcément.
Je flâne, par-ci et par-là et c'est rapidement midi. Toujours les murs de son sur le parking, qui s'arrêtent vers 14h.
Je mange (encore) avec des amis, à leur tente, et on boit aussi.
« Pourquoi ils font des si gros paquets pour des si p'tits chips ? »
« Garde la saveur mais perd tes papilles gustatives au bout de trois goulailles car elles vont fondre. »
Sandwich, Kinder Bueno, et du Marie Brizard à la pastèque il me semble.
Ça fait un bruit un peu psyché quand on tape le fond de la boîte de Pringles, ce qui fait forcément rire les gens foncedés.
« T'as désappris de parler. »
« Si cette dépanneuse ramenait les gens défoncés, elle se ferait trop de thune. »
Je
retourne à ma voiture, pour taper une sieste en solo. Mais avant de
dormir, comme tout le monde est arraché complet, par les prods et
l'alcool, ba moi aussi j'ai décidé de me picher la gueule !
Grimpe dans la bagnole, ouvre le sac, et comme un vieux dipsomane, vas-y que je te sirote les fins de bouteilles, absinthe, pineau et Passoa presque en entier elle.
Je
suis donc joyeux, gai comme un pinson, et j'entame un petit repos
réparateur. Pas vraiment le temps car mes amis arrivent, et foutent le
bordel. Moi je suis joyeux ça se voit assez d'ailleurs et on me fait la
remarque. Des photos sont prisent, et même pendant que je vide ma
vessie. On voit ma verge dessus, et ma tête de bourré qui rigole, parce
que oui on rigole quand on a bu. Et je rigole beaucoup...
Y'a du LSD sur ma vitre. Un chien passe et ça inspire un camarade :
« Le chien il lèche la vitre, il explose. »
Hilare.
Et un autre, le plus sérieusement du monde :
« Personne à de la bouffe chinoise ? »
De retour près des tentes, on papote avec des filles qui ont leur tentes juste à côté.
Une muette et une pipelette.
Elles vont se faire voler des tortillas !
« Il fait au moins quarante millions de degré dans la tente, ouais on est en train de sécher du bec ! »
Ce soir j'arrive à l'heure, à peu près, enfin comme hier quoi. Je loupe Dj Lucchi.
Je
suis accompagné de cette charmante fille, une seconde fois, laissant
ses amis d'une part, les miens d'une autre part, et on y va que tous
les deux.
On arrive vers la fin de Karlit et Kabok, un hip-hop sympa, aux textes amusants. Puis on se dirige vers la scène principale, pour voir les Ogres de Barback.
Les 4 frères et sœurs vont faire un spectacle des plus beaux, des plus
sympas, et aux premières places, on en prend plein les yeux.
Elle doit partir, retrouver ses amis. Alors moi je retrouve les miens. Et on va écouter Bobmo, qu'on surnomme Dj 17 piges,
de part sa tête d'adolescent. En réalité il a 19 ans, mais c'est quand
même relativement jeune, et jouer devant un public, à deux reprises, je
lui tire mon chapeau.
TTC
ensuite. Je l'attendais impatiemment et quelle grosse déception ! Des
clubeurs de partout, des casquettes a tire-larigot ! Mais la déception
ne vient pas de là, non mais du groupe.
C'était tout mou, bien loin des titres que j'avais entendu. La version de Travailler était mauvaise, le remix d'Orgasmic est carrément plus puissant. Puis Teki Latex qui chante Les matins de Paris (normalement en duo avec Lio),
et qui fait la promo de son album, c'était vraiment à chier. J'ai
vraiment aimé que moyennement, et pour moi, ce qui a sauvé leur
prestation, c'était les deux derniers morceaux, les plus connus, Girlfriend et Dans le club.
Mauvais
aussi quand des minettes de douze montent sur scène pour chanter des
chansons aux paroles qui font l'apologie des putes, mais bon, c'est
l'esprit festival, on va dire...
Un petit bout de Bobmo, encore une fois, puis vient l'heure de « rinôçérôse ». Le fameux Cubicle, forcément. Un pote musicien et membre de Mogadisco, qui me dit :
« Pourquoi il y a trois guitares pour jouer la même chose ? »
J'ai pas su quoi répondre...
Scène du lac, Teenage Bad Girl, les nouveaux Daft Punk, très bien.
Jamais je me serai mis à danser comme ça, mais là je suis net, tout va bien et je bouge au fil du son.
The Rapture débarque, punk rock électro, assez sympa eux aussi.
Je termine ma soirée sur John Lord Fonda, très très bon, mais je ne reste pas pour Para One.
Oui
je suis tout seul et je me fais chier un petit peu, tout mes potes sont
éparpillés dans le site, ou alors aux voitures, en train de se
repoudrer le nez ou de gober de la substance.
Avant de quitter
le site quand même, qui est-ce que je croise, ces deux espèces
d'enculés qui ont fait foirer ma précédente histoire (crap 87 et 88). Un des deux s'approche et me tend la main. Il se fout de ma gueule jusqu'au bout ou quoi ? Je lui dis : « Oula, non c'est mort »
Il ose me demander « pourquoi ? ». Pauvre abruti, va tu chies vraiment pas la honte !
« Après ce qu'il s'est passé, je te dis que c'est mort. »
J'aurais regretté de leur avoir serré la main à ces connards si je l'avais fait.
Ça fout les nerfs.
Bon je m'arrache du site, et il pleut. Dodo. Fin de nuit perturbée un peu, toujours par des amis arrachés, qui s'offrent le luxe d'être perchés pendant 36h.
Il paraît qu'un mec est venu dans ma voiture
me mettre un doigt dans le nez.
Marc CONSTANTIN (15 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
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