24 août 2007
Crap 100
Dimanche 22 et Lundi 23 Juillet 2007
Je profite de ce repos dominical, un de plus en ces jours de dur labeur, pour dormir.
Mon
téléphone n'ayant plus de batterie, je l'éteins, et en faisant ça je
sens que je fais une connerie. C'est l'anniversaire surprise d'un ami
aujourd'hui, et un pote, son « demi-frère » (même relation que moi avec
le mien) doit venir me chercher. Il frappe à la porte, à 11h57.
Tête dans le cul, je me lève et ho surprise que de le voir.
« Bon bé je prend une douche en de-spee, et j'arrive. »
On a rendez-vous à 12h15, c'est limite dans le timing, mais on y arrive.
Une bonne partie de sa famille et de ses amis sont là, et oui, on peut parler de surprise quand on a vu sa tête.
Sa famille est assez hors du commun, bien sympathique, et j'ai passé
une bonne après-midi, à manger de bonnes choses, et un pur gâteau d'anniversaire.
Pour fêter ses 18 ans, un petit tour à la piscine habillé, normal. Ce qui l'est moins, c'est ceux qui ne fêtent rien mais qui y finissent quand même...
Ce soir, encore la fête foraine, mais non je n'irais pas. Plus trop de sous.
Un
pote s'est découvert une passion pour la photo, et pendant facilement
deux heures, il va mitrailler à tout va, et il y quelques pépites...
Lundi.
Ça va comme un lundi, reprise du taf, j'enfile t-shirt et blouse, tout
est là : cutter de sécurité, crayon, carnet, clés de vestiaire.
Une espèce de tête dans le fion et ça se ressent dans le boulot, je suis un peu mou sur les bords. J'ai dormi que quatre heures...
Mon responsable, enfin celui d'un rayon voisin, me file des bonbons, soit parce qu'il est gentil, soit parce que je travaille bien... soit les deux !
Après la Avi 9, Avi 1000 et Avi 3000 de la semaine dernière, je m'attaque cette fois à la peinture en bombe, la Belton et l'Auto K.
Comme
d'habitude, gavé de références, et pas assez de place. Alors faire quoi
? Laisser une référence complète en réserve, ou mettre plusieurs
références sur une même rangée au risque que l'autre passe inaperçue ?
C'est un métier la mise en rayon.
Un truc chiant, c'est les clients. Certains.
Autant il y a des perles, que parfois les boulets sont de sortis.
Je ne parle que le français en langue maternelle, ainsi qu'un peu d'anglais et d'espagnol scolaire, qui ne sert, soyons francs, à rien !
Un vieil arabe, la soixantaine, me demande un produit pour déboucher les toilettes. C'est pas mon rayon ça, je lui explique gentiment. Il me demandais un produit acide, alors moi dans mon rayon brico, tout ce que je pouvais lui proposer, pour bien déboucher ses chiottes, qui à l'entendre parler, devaient être bien bouchées (trop de couscous ?), c'était de l'acide chlorhydrique !
« Mais y'a pas l'image de toilettes dessus » me dit-il avec l'accent.
Je lui montre le rayon adéquat, et je retourne à mes bombes de peintures.
Voilà pas qu'il revient un quart d'heure plus tard, il trouve toujours pas.
Devant son nez, du Destop, de l'Ouragan et du Cillit Bang (dîtes adieu à la saleté).
« Voilà, ces produits débouchent les canalisations, dont les toilettes. »
« Oui mais y'a pas l'image de toilettes dessus. »
« C'est écrit WC dessus. Et déboucheur, donc ça débouche les WC. »
« Mais il y a un siphon dessus, je veux pas déboucher un siphon, je veux déboucher mes toilettes. »
« Monsieur, des toilettes, c'est forcément un siphon »
« Oui mais je veux le plu fort ! »
« Ah ça, c'est à vous de choisir la marque, moi je ne les connais pas. »
« Y'a pas l'image de toilettes dessus »
Ok c'est bon je m'arrache, dialogue de sourds.
Sur le moment j'y pensais pas, mais ses chiottes c'est quoi ? Un trou dans une planche ?
Une anglo-saxonne, du moins une personne parlant une langue à racine anglaise, me demande un produit en rapport avec les glaçons. Elle s'exprime mal, on est deux du magasin à rien comprendre. Je lui montre les glacières, puis les pains de glace, et je lui demande en signant et bredouillant quelques mots, si ce sont des bacs à glaçons qu'elle veut.
« You put water inside. »
Oui, j'ai bien compris, mais je vois pas vraiment...
Et encore une fois, avec le recul, elle voulait peut-être des poches à glaçons. Peu importe, je ne savais où ça se rangeait.
Déjà
que je dois montrer les produits piscine, les produits papeterie, les
produits hygiène, et jardinage, en plus du bricolage, à la base...
Un
monsieur me demande des lunettes de protection, mais je n'en ai jamais
rangées, et je ne sais pas où elles se trouvent. Il y a de fortes
chances pour que ce soit mon rayon, et par déduction, je choisis une
allée, un coté, et je pointe un article : Bingo.
Ça commence à rentrer...
Je prend quand même une pause avec un membre d'Abiotic, qui travaille aussi ici, et avec qui j'ai travaillé l'an passé.
Fin de journée, repos. Il ne faut pas se coucher trop tard. Ce soir c'est le feu d'artifice de Cognac, très renommé paraît-il. Mais à cause de la pluie qui s'abat sur la ville, il ne durera pas très longtemps. J'y vais avec un pote pompier. Il me fait marrer, après une explosion de fusée, il plonge à terre genre « c'est la guerre ». Petit souci, le sol est boueux comme pas possible, et plus tard on dira « oh le joli pull rouge... et marron ! » et « oh le chouette jean bleu...terre ? ».
Astuce: quand je fais caca, je met du papier toilette
au fond de la cuvette, pour pas que ça m'éclabousse le cul.
Marc CONSTANTIN (26 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
18 août 2007
Crap 99
Jeudi 19, Vendredi 20 et Samedi 21 Juillet 2007
Encore une journée au taf, où il ne se passe pratiquement rien.
Chaque
matin je vais vers ce grand bâtiment de tôle, je gare ma voiture quand
je viens véhiculé, assez loin de l'entrée, pour laisser la place aux
clients.
Les journées types, j'arrive je me change, je pointe, je fais ce satané boulot, et je dépointe.
Je pense qu'on a fait pire comme travail, je me plains pas.
J'emmène un compresseur d'air à un client, jusqu'à sa voiture, et il me laisse le pourboire, que je refuse dans un premier temps, mais que je finis par accepter quand je vois qu'il insiste. Merci monsieur.
Un
pote qui travaille avec moi viens prendre l'apéro le soir, à la
débauche. Je prend des nouvelles, des amis, tout ça, et réellement je
me suis fait prendre pour une buse par une amie, enfin mon amie
spéciale. Je le sait, je n'ai pas tort.
Seulement
il existe des gens qui n'aiment pas qu'un autre ait raison. Et pire que
ça, savoir qu'on est dans le faux et tout faire pour pas avouer.
Trouver des « arguments » qui ne sont autres qu'un coup de gueule, ou
donner de l'importance à de petits détails.
Qu'importe, ça va se terminer.
Vendredi. Des sales horaires. Mais tout de même, j'arrive à inviter un pote à dormir. Mais aussi à aller à la Croix Montamette, la fête foraine de Cognac,
qui comme chaque année, est envahie. Cette année moins j'ai
l'impression, et les manèges à sensations fortes sont moins nombreux,
mais avec certains, on se prend quand même 6G, soit 6 fois notre poids, en pleine face, à 130 km/h !
Installé
dans la nacelle, avec deux amis, le crew au complet, le harnais bien
attaché, ou c'est le décès assuré, et on est partis, à 40 mètres de haut, la tête en bas, en haut, ça dépend.
Le sang qui monte à la tête, puissamment, et ça s'accentue quand je crie. Aïe ça fait mal, à force !
Quatre manèges, j'ai dépensé pas mal, et je me rentre pour dormir. Je croise d'autre amis sur la route et je suis invité à un repas demain, et pour une fois depuis longtemps, je peux enfin y participer.
Bien rentré, je déplies le canapé-lit pour mon ami et on discute pas mal, je lui raconte ma vie, mes histoires, mes tracas, et on s'endort comme ça.
Samedi.
Lui comme moi, on se lève et on part pour la grande surface. Un à la
caisse, et l'autre au rayon brico. On rentre à midi ensemble et je
l'invite à manger.
Je rembauche un quart d'heure plus tôt à cause de ce problème en début de semaine, et au final je fais mes 36h45min.
Les
filles qui travaillent avec moi partent en pause juste avant que je ne
débauche, alors je vais avec elles, et me fais payer gâteaux et jus de
fruits ; c'est très gentil !
Les saisonniers sont sympas !
Et ce soir je file avec des amis chez une pote pour manger grillades et glaces, et on va tous ensemble à la fête foraine, histoire de claquer du blé une nouvelle fois.
Très bonne soirée, bonne journée aussi ! C'est en travaillant vraiment qu'on s'aperçoit du sens du mot « vacances ».
« Ketchup moutarde, ça leurs donnent un p'tit goût... de fête ! »
Marc CONSTANTIN (24 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
17 août 2007
Crap 98
Lundi 16, Mardi 17 et Mercredi 18 Juillet 2007
Voilà ma première journée de travail saisonnier, pour cet année.
Je suis affecté au service bricolage, alors forcément je commence par fournir le rayon jardinage...
Je
m'en rend pas tout de suite compte, mais c'est plus tard, quand je vois
la délimitation des rayons, les gens qui y travaillent, que je me dis
que c'est pas normal.
Direct, première matinée, à brasser des sac de
terreaux, allant de 20 kilos pour les plus légers, à 50 kilos pour les
plus lourds.
J'ai pas le droit de dire « je ne sais pas » à un client, je dois forcément le renseigner, ou aller chercher un supérieur.
Ils sont tellement occupé que c'est pas facile.
Je fais mes horaires le matin et en dépointant, il me manque un quart d'heure. Bordel de merde, pourtant j'ai embauché à l'heure !
Les
félicitations de mon chef, qui me dit que c'est rare de trouver
quelqu'un qui bosse rapidement. Ça fait toujours plaisir de voir son
travail récompensé, ne serait-ce que par quelques mots.
En plus
j'ai tout fait : je dois emmener des tables à un client, mais j'oublie
le chariot. Qu'à cela ne tienne, crac, je perce le plastique, une table
sous chaque bras. Les muscles du cou qui hurlent, mais je dois remplir
ma mission, traverser la réserve, le magasin, puis arriver au client.
Et j'ai pas fait que ça, j'ai aussi pris de l'eau croupie dans la
gueule, j'ai aussi brassé gavé de palettes. Elles pèsent leur poids ces putes !
Crevant, franchement.
Mardi.
Jour de repos, alors je me repose. Du repos chez moi c'est quoi, se
lever tard, aller manger au bar de mon oncle, de la nourriture, mais
délicieuse. Lapin en sauce et tarte tatin.
Un vrai régal.
Petit tour chez un ami le soir, puis l'heure de rentrer.
Mercredi. Reprise du boulot. Je continue a ranger dans mes petits rayons, les essuie-glace, les batteries, les filtres à air et à huile.
« Bonjour messieurs dames... Ah non messieurs ! »
Oui je suis un homme, même avec un sac de nœuds longs, et un visage fin.
Et des fois c'est : « Les produits d'entretien, c'est où ? »
Même pas de bonjour, et de s'il vous plaît. Grosse connasse, je suis au rayon brico, tes produits d'entretien, tu te les cherchent, je connais pas le magasin par cœur.
La grande surface, des fois c'est pas cool. Sauf si t'es client.
Marc CONSTANTIN (23 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
11 août 2007
Crap 97
Dimanche 15 Juillet 2007
Fête du cognac, partie 3
La fête du cognac prend fin ce soir. La soirée de clôture se fera comme les trois jours précédents, un concert, deux artistes.
Vingt et une heure, Abel K1
commence à jouer. Je connais pas, mais je crois que de toute façon je
n'aime pas. Je suis venu seul, et je retrouverai des potes sur place,
parce que les soirées jeudi et vendredi ont été plutôt minables malgré
le fait d'y avoir vu quand même es amis.
Je rejoint un pote, et
grande surprise en arrivant : mon ex avec son copain. Celle à qui j'ai
fait mes félicitations trois jours auparavant (crap 95).
Je suis assez déstabilisé, mais j'arrive à sortir quand même un vulgaire, mais pas dénué d'intérêt : « Ba alors, qu'est-ce que vous branlez ? »
Et je m'entend répondre : « De l'air, ça se voit pas ? »
Oooh.... Ba écoute tu le prend comme ça ? Sombre conne, va.
Je fais mine de sortir mon téléphone, genre on m'a appelé, puis je me casse, laissant mon pote en plan. Je lui envois un SMS plus tard pour lui expliquer.
Rester
avec des gens qui me font chier, à ça non ! Je suis assez grand pour
prendre des décisions, et là la meilleur des décisions c'était de me
barrer. Elle se rend pas compte, je crois.
Après réflexion, je lui
souhaite du malheur. C'est fourbe, je sais bien. Cependant, j'aime à me
retrouver dans ma médiocrité, mon petit monde où je fais souffrir untel
ou unetelle.
Un jour peut-être elle aura mal ! Et j'aurai pitié, un peu attristé, mais avec un sourire réjouit du coin de la bouche...
Je retrouve des potes, et on commence à regarder le concert d'Arno. Ce vieux rocker, une espèce de voix graveleuse, de fumeur, avec son accent belge.
« Vive la mouille » qu'il répète à longueur de temps. À mon avis ça veut dire vive la moule, puisque des moules on connaît ça à Cognac, et en Belgique aussi avec les moules-frites.
Le pote de début de soirée nous rejoint, et puis on se fait plaisir sur une bouteille d'une litre et demi de bière, et savourant quelques cigarettes.
Une petite nana, pendant le concert, se faisant mais alors vraiment chier, sort son iPod et s'écoute son son. Yeah, du Eths ! Je me dis voilà une fille bien, mais après c'est Sum 41, et tout de suite ça fait un choc. Non, ne crachons pas dans la soupe, il y a du bon son partout.
Son je m'en foutisme est assez aberrant, mais chacun fait ce qu'il veut, vive la mouille...
Fin du concert, mais pas fin de la soirée.
Pourquoi pour mettre de « l'ambiance », pourquoi il faut toujours passer Claude François, ABBA, Les Village People, et Émile et Image ? Ce soir on y coupe pas, comme la veille.
Il y a aussi les Rita Mitsouko, mais à la limite j'aime bien. Et deux potes ont reconnus Rage Against the Machine.
Je
passe la soirée avec la sœur d'un ami, non présent ce soir, ainsi que
des amies à elle. Dont une qui sait ce que c'est que la fête du cognac
! Trop torchée la fille.
Je sauve la soirée d'une amie ; un mec arrête pas de la coller, alors je m'intercale entre eux deux et elle me dit discrètement « Merci, tu me sauves la vie. »
Je revois aussi deux jeunes filles, dont une fan de Marc de Cognac (c'est un surnom assez connu que j'ai), un court-métrage que j'ai fait avec un ami (crap 17).
Elles prennent des risques mais elles m'offrent des verres. Oui, elles font parti du JAAC (Jeunes Agriculteurs Anime de Cognac), et ont des verres gratuits, mais ne doivent pas en faire profiter les autres. Je les remercient encore.
On danse comme des idiots et tout le monde s'amuse, on rigole bien, moi un peu perché mais rien de bien méchant. Distribution d'alcootests, j'en prend un.
Sur la route du retour, je sais même pas pourquoi, mais je parle avec une dame, la trentaine.
Et un ami à elle arrive. Il m'a l'air agressif, mais au bout du compte il me paye un cigarillo. C'est sympa !
Et la dame me donne son prénom et son numéro de téléphone.
Qu'est-ce
que je peux bien faire avec ça ? Madame, vous avez au moins trente ans,
nos centre d'intérêts doivent être totalement différents ! Bref...
Je rentre chez moi, et je souffle dans le ballon. Surprise, le taux d'alcoolémie est dépassé. Le petit trait là, ba c'est vert par dessus. La tête qui tourne, un bon gros sommeil, et j'ai ma première journée de travail dans 5 heures...
J'ai déjà préparé une partie des conclusions du chapitre 1,
tout ça dans ma tête, en espérant ne rien oublier.
Marc CONSTANTIN (18 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)



