Le Journal presque intime de Marc CONSTANTIN

Renouer avec le principe du journal, c'est à dire éditer un article par jour. Ici, ce sont mes journées, au fil du temps. Journal un tantinet dépressif, mais si j'étais heureux, ce journal aurait-il un sens?

02 décembre 2007

Crap 101

Crap_101


Mardi 24 et Mercredi 25 Juillet 2007

La dure réalité du monde du travail. Travail saisonnier qui plus est, celui où on récolte toute la merde. Cette réalité, c'est de se lever le matin ! C'est dur !

À force de travailler, je commence à maîtriser la technique pour ne plus se faire emmerder :
Ne jamais regarder le client.
Il est hésitant, il n'ose pas trop demander de renseignements, il voit que je range le rayon alors il ne dit rien. Mais je sais que ça lui démange la bouche de demander « Où sont les piles ? ».
Si mon regard croisait le sien, c'était foutu, il m'interrogeait.
Cette technique n'élimine pas tout le monde bien sûr, mais elle écarte les indécis.

L'autre jour, on m'a dit « Je te confie le Telxon, le perd pas ça vaut plus de 1000 euros. »
(Le Telxon est un outil qui permet d'enregistrer des prix, en vue de faire des étiquettes. On y enregistre aussi la casse, et prépare ses commandes.)
Et moi dans ma tête :  « Quoi ? Mais je ne veux pas la responsabilité d'un truc que si on me vole ou que si je perd, coûte 1000 euros ! Garde-le ton Telxon ! ».

Longue séance cinéma, avec des amis. On se bouge pour Harry Potter et l'Ordre du Phénix.
Ce film ne respecte en rien l'œuvre de l'auteur, et c'est un vrai navet.
Les scènes susceptibles d'éveiller mon œil endormi, ne m'ont rien faites. Les combats sont trop fouillis, et comme se sont des moments clés du roman, on s'en souvient. Et de voir à l'image, que le réalisateur à pris le droit de détourner cet instant, fais bouillir.
Je file au lit, mais juste avant, un bonbon au miel...

Mercredi.

Blues Passion 2007

Jour de repos, et ça se sent ! Lever à 12h30, alors que mes potes jouent (Mogadisco bien entendu) à 13h30, place François 1er, en concert d'ouvertures du Blues Passions, le festival qui réunit les fans de blues, autour du blues (essentiellement). Festival cognaçais, ayant lieu chaque année, et qui rassemble des pointes du blues. Je n'en connais pas beaucoup, mais je sais que des grands noms sont passés ici, et passeront encore. Cette année, il y a Zucchero, Big George Brock, et il y a quelques années, Ray Charles est venu.

13h15 donc, je me met une pizza au micro-ondes, je l'emmène avec moi, enroulée de papier alu, et posée dans une poche (pour les non-charentais, une poche plastique c'est la même chose qu'un sac en plastique), et me voilà parti, les cheveux encore mouillés de ma douche rapide. Une douche rapide ne veut pas dire que je ne met pas de savon, juste que si l'expression « économie d'eau » a un sens, cet exemple l'illustre parfaitement !

Je retrouve des amis, et les membres du groupe, du mois une partie. Le saxophoniste / clavier ne sera pas là, il sera remplacé par 3 cuivres bien habitués, rencontrés la veille et qui connaissent les partitions déjà par cœur.

Peu de monde, en même temps avec un horaire comme ça, c'est pas simple.
Mais ça reste une excellente prestation, et ils s'habituent peu à peu à la scène.

Il y a une pause juste après. Certains vont prendre une glace, alors je les suis, et avec ma grande gueule enfarinée : « J'ai pas d'argent, mais ça serait possible d'avoir un sourire ? »
Ça fait mouche ! Et ça fait rire les copains aussi. Dont un qui me sort : « Mais ça sert à rien si tu va pas plus loin ! »
Mais j'ai pas envie d'aller plus loin, je m'amuse juste, si je voulais aller plus loin je l'aurais fais, et là, j'en avais pas envie. Encore heureux que ça va pas plus loin avec chaque personne que je croise !

Sur le bord de la rue piétonne : « Une petite pièce contre un bisou », mais ça ne fait pas recette. Cognaçais avant tout ! Il y a des villes, et je suis sérieux, où les gens sont beaucoup plus cool et sourient à ce genre de farce urbaine.

Je change la phrase et ça devient « Une petite pièce contre un sourire », et là une dame se détourne et dit en plaisantant :  « Je suis trop vieille ».
Mais non, alors je me lève, je la rassure et je lui tape la bise.
Tout le monde sourit, et c'est juste ça qu'il faut. Donner le sourire aux gens.

Si parler aux inconnus, ça peut apporter du bonheur, même l'espace de quelques secondes, c'est bon à prendre ! Je suis fou, ou inconscient, ou juste décalé ? Oui, j'ai pas l'impression d'être en phase avec les autres parfois. Pourquoi je fais ça ? Besoin d'être en perpétuel défi avec moi-même ?
Ça me fait du bien, j'aime bien faire ce genre de choses, mais jamais tout seul, c'est l'effet de groupe qui produit ce truc.

Après cette pause, c'est un autre groupe qui s'y colle, dont la carrière décolle doucement, car déjà un album, et ce qu'ils font est vraiment bon. The Washing Machine Cie. C'est de la musique, vraiment. Un rock and blues des plus savoureux, harmonica du feu de dieu, batterie déchaînée, voix sublime, basse et guitare puissantes. Le tout très charismatique, ambiance blues bien rendu, et les habits de scène collent très bien.
Pendant une heure ils vont jouer leur album et quelques autres morceaux de leur composition.
À la fin, comme il m'en faut toujours plus, je vais voir la chanteuse et je lui dis :
« Au lieu d'avoir une stupide dédicace, je pourrais pas avoir la bise ? », chose qu'elle m'a faite, avec le sourire. J'aurais aimé aussi serrer la main ou embrasser les gars, mais j'ai plus de mal avec les garçons et c'est plus gratifiant pour eux si ce sont des filles qui viennent leur parler.

Je vais ensuite au centre de dépistage anonyme et gratuit, car dans mes conneries, je reste un minimum sérieux.
Pas de bol, c'est exceptionnellement fermé aujourd'hui. Alors ça sera la semaine prochaine.

Et le soir, vers 22h, je retourne en ville, au Globe, car le groupe rejoue. Et c'est super, encore une fois !
Je reste jusqu'à la fin, puis j'achète leur CD, car je suis tombé (presque) amoureux de ce groupe. The Washing Machine Cie, un nom à retenir !

La vendeuse m'a repéré, et elle me dit que je peux en plus prendre un badge, gentiment offert car « je suis dans le public depuis le début ». Merci mademoiselle.

La persévérance, ça paie.

Je met du temps à publier, mais je passe aussi 3 heures sur un article. 
C
ependant j'en suis remercié, car les visites reprennent de plus belle, et vos impressions aussi.

Marc CONSTANTIN (29 juillet 2007)

(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)

Posté par ConstantinMarc à 21:22 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=274338&pid=7100145

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :