05 décembre 2007
Crap 102
Jeudi 26, Vendredi 27, Samedi 28, Dimanche 29, Lundi 30, Mardi 31 Juillet et Mercredi 1er Août 2007.
Aujourd'hui au supermarché, on peut voir une dame qui crie sa réduction sur les packs d'eau.
« Allez-y, vous avez 30 centimes de réduction sur l'eau Aquarel et Ricqles ! »
Je suis resté pas mal de temps à l'entendre braire, et je crois que sérieusement, elle a à peine accosté cinq clients.
Et l'autre à côté qui me fait rire ; si on achète des glaces, on repart avec une glacière offerte !
J 'imagine la scène : «
Oh, quelle offre ! Allons acheter de la glace pour avoir une glacière
de merde, comprise dans le prix de la glace, leur surplus de stock, ou
un produit défectueux ! »
En fait je sais pas, mais tous les moyens sont bons pour attirer le chaland.
Et ça fait penser à La Boule, le gros monsieur qui tape le gong dans Fort Boyard, qui vient vendre des galettes parfois, et on l'entend dans tout le magasin à gueuler sa réclame.
Vendredi. Travail... C'est éreintant. Un des ces mal de dos ! Carabiné !
Partout
dans le magasin, le son diffusé sort en mono. Je veux dire par là que
la musique couvre les voix. Ça fait bizarre et on redécouvre les
chansons qu'on avait l'habitude d'entendre. Parlons musique, David Guetta, Mika et C. Willem.
Quelle joie pour mes oreilles ! Ça tiendrais qu'à moi, je mettrais un
CD hardcore, qui fout le sang et qui donne envie de bosser en dansant.
Je sors un peu, c'est le Blues Passions. Mais c'est mort. Beaucoup de monde pour pas grand chose...
Samedi. Le Tour de France passe à Cognac
cette année. Le cyclisme, un sport propre... C'est pas la première
fois, mais ça demande une certaine mobilisation, la ville étant coupée
d'un bout à l'autre, quasiment.
Il n'y a vraiment personne dans le
magasin, alors que le samedi est toujours une grosse journée. Genre où
on peut pas modifier ses horaires, même si dans la semaine on a
travaillé plus, et qu'on ne voudrait pas dépasser les 36h45min (si on
dépasse, ça compte en heure supplémentaire, normal).
Je voudrais modifier mes horaires pour samedi prochain, en espérant que ça soit possible.
Au
moins, c'est pas chiant comme l'autre jour, ou cette mamie est venue me
demander du Xylophène. Je demande ce que c'est déjà, puis je vais voir
en réserve et je demande à mon chef. La dame veut un petit pot, pour
traiter une toute petite surface. Mais on fait pas les pots pour bébés.
Et oui, tu auras beau me demander quinze fois si je n'ai pas un petit
pot, et si on en recevra, mais non, je ne peux pas le matérialiser en
claquant des doigts.
Je lui dis pourtant que ça n'existe pas, mais
elle préférera repasser plus tard pour voir si on en a. Non, madame,
revenez dans une semaine si vous voulez, ça sera pareil.
Des entêtés parfois, c'est pas facile à gérer.
Quand il n'y a rien à faire, il faut faire du facing. Le facing, c'est une technique de rangement. On appelle aussi ça une avancée, et ça consiste à rapprocher les produits qui sont en rayons, le plus près possible de l'allée.
Aussi ça choque quand c'est le client qui me donne des
renseignements. Il cherche quelque chose, tu ne sais pas, et lui trouve
et viens te montrer le produit sous le nez. Ah... ok, merci...
Je saurais où ça se range, la prochaine fois.
Encore le Blues Passions ce soir, mais moi j'y vais pas, je suis trop fatigué par ce taf. Et j'ai encore mal au dos.
Dimanche. Repas de famille, et ma mère me voit fumer.
Elle le prend pas super bien, mais je lui dit que ça reste occasionnel.
Oui, je le sais, on me dit que ça commence toujours comme ça, en
soirée, ou exceptionnellement.
Je ferai gaffe, vraiment. C'est un jour de repos alors je dors. Plus qu'une semaine avant ma pause d'une semaine.
Lundi.
Un nouveau arrive dans le coin. Ce matin, on a pas grand chose à faire,
le travail est divisé en trois. Je prend en assurance. Je renseigne
beaucoup mieux les clients.
Satisfaction !
On me fait nettoyer la merde, j'ai l'impression qu'un de mes chefs me déteste.
J'aide
à peu près a part égale, une employée à faire du SAV, ce qui n'est pas
notre domaine, et une cliente nous donne un pourboire. Elle le donne à
l'employée.
Cette petite peste me regarde, me dit combien elle vient d'empocher, et je ne verrais pas la couleur d'un seul centime.
C'est pour le principe, j'aurais pas été là, elle n'aurait rien eu.
Le soir des potes passent chez moi, et ça me motive à bouger un peu.
On va à Saintes, au Salysbury's, et on papote tranquillement.
« Une fois que t'es défoncé, tu fais la chèvre. »
J'apprend avec effroi quand même, qu'une fille que je connais a disparue de la circulation...
On
rentre à la voiture, quand un couple d'amis se dispute. C'est le moment
que choisi une voiture de police pour s'arrêter et pour leur demander
de se calmer.
Un mot plus haut que l'autre et c'est parti, frein à
main, portières qui s'ouvrent, contrôle d'identité, talkie-walkie et
tout le bordel.
Ça se passe bien, faut pas broncher, vas-y fait ta
fouille corporelle, et non mon gars j'ai rien sur moi, dommage,
t'aurais aimé trouver un bout de teu-teu histoire de nous emmener au
poste. Mais tu va être obligé de nous relâcher parce qu'on a rien fait.
La politesse eux aussi ont leur a pas appris.
Sur le retour, ça fuse, pendant que je prend des notes.
Il y avait une policière parmi le binôme.
« Les policières, c'est des sexistes, d'la merde, c'est des connasses. »
« D'où vous me jugez ? Vous être frustrée ? Z'avez une sale tête ? »
« Vous avez des stupéfiants ? »
« Ba ouais. Je suis stupéfait par votre connerie. »
Mardi. Une journée fatigante, et je travaille de plus en plus seul. Preuve que mon boulot n'est pas si mauvais que ça, et que je me débrouille plutôt bien.
Je débauche tôt, à 17h, mais j'aimerais mieux débaucher plus tard pour avoir mon samedi.
Et
preuve que tout est négociable, je demande à la responsable des
horaires, sans passer par mon chef qui ne m'aime pas, pour demander
d'avoir quelques heures qui me seront ô combien précieuses, ce
week-end, et au lieu d'avoir un « non » catégorique, j'ai eu droit à un
« je vais voir ce que je peux faire ».
Faut
savoir faire preuve de culot parfois, et si ça ne marche pas,
j'envisage de taper plus haut, et de demander à ceux dans les bureaux.
Saisonnier
ou pas, je m'en fiche, je me fait assez exploiter comme ça, et quand la
raison est valable, et c'est le cas, je pense que je peux modifier mes
horaires.
Et ce soir, si j'avais su... MSN jusqu'à 3h du matin, puis je m'endors sereinement, un peu perturbé pour dire vrai, mais je trouve le sommeil assez facilement.
Mercredi. Jour de repos mais je dois me lever pour apporter la voiture au garage.
Douche, cheveux compris, et me voilà parti.
Je
fais la vaisselle, j'étend la lessive, je fais tourner une nouvelle
machine, je vais à l'hôpital tiens ! La semaine dernière j'ai pas pu me
faire dépister, alors cette semaine ça devrait être bon. Vacances
jusqu'au 19 Août.
Ils se foutent de ma gueule ?
Alors je vais aux
urgences et j'explique mon cas, et c'est limite si je me fais pas
renvoyer chier. Genre ce n'est pas une urgence car j'ai attendu une
semaine déjà.
Pauvre conne,
tu connais trop mal ton boulot. Imagine seulement j'aurais quelque
chose, et que ça ne se déclare que quelques semaines après, pour toi
c'est pas une urgence ?
Abrutie...
Pourquoi faire un test alors, si je sais que je n'ai rien ? Peut-être pour l'encadrer et pour dire « T'as vu ? Je suis pur, allez viens baiser ».
Mais non, je ne pense pas que ça soit pour ça. Ça n'est pas moi, ça ne me ressemble pas.
Alors
je vais chez mon médecin qui me fait une ordonnance et demain matin, je
devrai uriner dans un petit flacon, et j'aurais les résultats dans une
semaine, ce qui me semble bien long...
Mais je sais à l'avance les résultats. Alors deux jours ou un mois, peu importe.
Je fais du ménage, car je reçois du monde sous peu, et il faut que ça brille.
Un jour de repos, qui en fait, n'est pas de tout repos.
Je n'ai oublié aucun jour depuis le 21 février 2007.
100 articles, 162 jours. C'est terminé.
D'autres journées seront racontées, toujours ici,
et le chapitre 2 sera sur vomis-ma-vie.
Merci à tous et à toutes.
Marc CONSTANTIN (1er août 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
24 août 2007
Crap 100
Dimanche 22 et Lundi 23 Juillet 2007
Je profite de ce repos dominical, un de plus en ces jours de dur labeur, pour dormir.
Mon
téléphone n'ayant plus de batterie, je l'éteins, et en faisant ça je
sens que je fais une connerie. C'est l'anniversaire surprise d'un ami
aujourd'hui, et un pote, son « demi-frère » (même relation que moi avec
le mien) doit venir me chercher. Il frappe à la porte, à 11h57.
Tête dans le cul, je me lève et ho surprise que de le voir.
« Bon bé je prend une douche en de-spee, et j'arrive. »
On a rendez-vous à 12h15, c'est limite dans le timing, mais on y arrive.
Une bonne partie de sa famille et de ses amis sont là, et oui, on peut parler de surprise quand on a vu sa tête.
Sa famille est assez hors du commun, bien sympathique, et j'ai passé
une bonne après-midi, à manger de bonnes choses, et un pur gâteau d'anniversaire.
Pour fêter ses 18 ans, un petit tour à la piscine habillé, normal. Ce qui l'est moins, c'est ceux qui ne fêtent rien mais qui y finissent quand même...
Ce soir, encore la fête foraine, mais non je n'irais pas. Plus trop de sous.
Un
pote s'est découvert une passion pour la photo, et pendant facilement
deux heures, il va mitrailler à tout va, et il y quelques pépites...
Lundi.
Ça va comme un lundi, reprise du taf, j'enfile t-shirt et blouse, tout
est là : cutter de sécurité, crayon, carnet, clés de vestiaire.
Une espèce de tête dans le fion et ça se ressent dans le boulot, je suis un peu mou sur les bords. J'ai dormi que quatre heures...
Mon responsable, enfin celui d'un rayon voisin, me file des bonbons, soit parce qu'il est gentil, soit parce que je travaille bien... soit les deux !
Après la Avi 9, Avi 1000 et Avi 3000 de la semaine dernière, je m'attaque cette fois à la peinture en bombe, la Belton et l'Auto K.
Comme
d'habitude, gavé de références, et pas assez de place. Alors faire quoi
? Laisser une référence complète en réserve, ou mettre plusieurs
références sur une même rangée au risque que l'autre passe inaperçue ?
C'est un métier la mise en rayon.
Un truc chiant, c'est les clients. Certains.
Autant il y a des perles, que parfois les boulets sont de sortis.
Je ne parle que le français en langue maternelle, ainsi qu'un peu d'anglais et d'espagnol scolaire, qui ne sert, soyons francs, à rien !
Un vieil arabe, la soixantaine, me demande un produit pour déboucher les toilettes. C'est pas mon rayon ça, je lui explique gentiment. Il me demandais un produit acide, alors moi dans mon rayon brico, tout ce que je pouvais lui proposer, pour bien déboucher ses chiottes, qui à l'entendre parler, devaient être bien bouchées (trop de couscous ?), c'était de l'acide chlorhydrique !
« Mais y'a pas l'image de toilettes dessus » me dit-il avec l'accent.
Je lui montre le rayon adéquat, et je retourne à mes bombes de peintures.
Voilà pas qu'il revient un quart d'heure plus tard, il trouve toujours pas.
Devant son nez, du Destop, de l'Ouragan et du Cillit Bang (dîtes adieu à la saleté).
« Voilà, ces produits débouchent les canalisations, dont les toilettes. »
« Oui mais y'a pas l'image de toilettes dessus. »
« C'est écrit WC dessus. Et déboucheur, donc ça débouche les WC. »
« Mais il y a un siphon dessus, je veux pas déboucher un siphon, je veux déboucher mes toilettes. »
« Monsieur, des toilettes, c'est forcément un siphon »
« Oui mais je veux le plu fort ! »
« Ah ça, c'est à vous de choisir la marque, moi je ne les connais pas. »
« Y'a pas l'image de toilettes dessus »
Ok c'est bon je m'arrache, dialogue de sourds.
Sur le moment j'y pensais pas, mais ses chiottes c'est quoi ? Un trou dans une planche ?
Une anglo-saxonne, du moins une personne parlant une langue à racine anglaise, me demande un produit en rapport avec les glaçons. Elle s'exprime mal, on est deux du magasin à rien comprendre. Je lui montre les glacières, puis les pains de glace, et je lui demande en signant et bredouillant quelques mots, si ce sont des bacs à glaçons qu'elle veut.
« You put water inside. »
Oui, j'ai bien compris, mais je vois pas vraiment...
Et encore une fois, avec le recul, elle voulait peut-être des poches à glaçons. Peu importe, je ne savais où ça se rangeait.
Déjà
que je dois montrer les produits piscine, les produits papeterie, les
produits hygiène, et jardinage, en plus du bricolage, à la base...
Un
monsieur me demande des lunettes de protection, mais je n'en ai jamais
rangées, et je ne sais pas où elles se trouvent. Il y a de fortes
chances pour que ce soit mon rayon, et par déduction, je choisis une
allée, un coté, et je pointe un article : Bingo.
Ça commence à rentrer...
Je prend quand même une pause avec un membre d'Abiotic, qui travaille aussi ici, et avec qui j'ai travaillé l'an passé.
Fin de journée, repos. Il ne faut pas se coucher trop tard. Ce soir c'est le feu d'artifice de Cognac, très renommé paraît-il. Mais à cause de la pluie qui s'abat sur la ville, il ne durera pas très longtemps. J'y vais avec un pote pompier. Il me fait marrer, après une explosion de fusée, il plonge à terre genre « c'est la guerre ». Petit souci, le sol est boueux comme pas possible, et plus tard on dira « oh le joli pull rouge... et marron ! » et « oh le chouette jean bleu...terre ? ».
Astuce: quand je fais caca, je met du papier toilette
au fond de la cuvette, pour pas que ça m'éclabousse le cul.
Marc CONSTANTIN (26 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
18 août 2007
Crap 99
Jeudi 19, Vendredi 20 et Samedi 21 Juillet 2007
Encore une journée au taf, où il ne se passe pratiquement rien.
Chaque
matin je vais vers ce grand bâtiment de tôle, je gare ma voiture quand
je viens véhiculé, assez loin de l'entrée, pour laisser la place aux
clients.
Les journées types, j'arrive je me change, je pointe, je fais ce satané boulot, et je dépointe.
Je pense qu'on a fait pire comme travail, je me plains pas.
J'emmène un compresseur d'air à un client, jusqu'à sa voiture, et il me laisse le pourboire, que je refuse dans un premier temps, mais que je finis par accepter quand je vois qu'il insiste. Merci monsieur.
Un
pote qui travaille avec moi viens prendre l'apéro le soir, à la
débauche. Je prend des nouvelles, des amis, tout ça, et réellement je
me suis fait prendre pour une buse par une amie, enfin mon amie
spéciale. Je le sait, je n'ai pas tort.
Seulement
il existe des gens qui n'aiment pas qu'un autre ait raison. Et pire que
ça, savoir qu'on est dans le faux et tout faire pour pas avouer.
Trouver des « arguments » qui ne sont autres qu'un coup de gueule, ou
donner de l'importance à de petits détails.
Qu'importe, ça va se terminer.
Vendredi. Des sales horaires. Mais tout de même, j'arrive à inviter un pote à dormir. Mais aussi à aller à la Croix Montamette, la fête foraine de Cognac,
qui comme chaque année, est envahie. Cette année moins j'ai
l'impression, et les manèges à sensations fortes sont moins nombreux,
mais avec certains, on se prend quand même 6G, soit 6 fois notre poids, en pleine face, à 130 km/h !
Installé
dans la nacelle, avec deux amis, le crew au complet, le harnais bien
attaché, ou c'est le décès assuré, et on est partis, à 40 mètres de haut, la tête en bas, en haut, ça dépend.
Le sang qui monte à la tête, puissamment, et ça s'accentue quand je crie. Aïe ça fait mal, à force !
Quatre manèges, j'ai dépensé pas mal, et je me rentre pour dormir. Je croise d'autre amis sur la route et je suis invité à un repas demain, et pour une fois depuis longtemps, je peux enfin y participer.
Bien rentré, je déplies le canapé-lit pour mon ami et on discute pas mal, je lui raconte ma vie, mes histoires, mes tracas, et on s'endort comme ça.
Samedi.
Lui comme moi, on se lève et on part pour la grande surface. Un à la
caisse, et l'autre au rayon brico. On rentre à midi ensemble et je
l'invite à manger.
Je rembauche un quart d'heure plus tôt à cause de ce problème en début de semaine, et au final je fais mes 36h45min.
Les
filles qui travaillent avec moi partent en pause juste avant que je ne
débauche, alors je vais avec elles, et me fais payer gâteaux et jus de
fruits ; c'est très gentil !
Les saisonniers sont sympas !
Et ce soir je file avec des amis chez une pote pour manger grillades et glaces, et on va tous ensemble à la fête foraine, histoire de claquer du blé une nouvelle fois.
Très bonne soirée, bonne journée aussi ! C'est en travaillant vraiment qu'on s'aperçoit du sens du mot « vacances ».
« Ketchup moutarde, ça leurs donnent un p'tit goût... de fête ! »
Marc CONSTANTIN (24 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
17 août 2007
Crap 98
Lundi 16, Mardi 17 et Mercredi 18 Juillet 2007
Voilà ma première journée de travail saisonnier, pour cet année.
Je suis affecté au service bricolage, alors forcément je commence par fournir le rayon jardinage...
Je
m'en rend pas tout de suite compte, mais c'est plus tard, quand je vois
la délimitation des rayons, les gens qui y travaillent, que je me dis
que c'est pas normal.
Direct, première matinée, à brasser des sac de
terreaux, allant de 20 kilos pour les plus légers, à 50 kilos pour les
plus lourds.
J'ai pas le droit de dire « je ne sais pas » à un client, je dois forcément le renseigner, ou aller chercher un supérieur.
Ils sont tellement occupé que c'est pas facile.
Je fais mes horaires le matin et en dépointant, il me manque un quart d'heure. Bordel de merde, pourtant j'ai embauché à l'heure !
Les
félicitations de mon chef, qui me dit que c'est rare de trouver
quelqu'un qui bosse rapidement. Ça fait toujours plaisir de voir son
travail récompensé, ne serait-ce que par quelques mots.
En plus
j'ai tout fait : je dois emmener des tables à un client, mais j'oublie
le chariot. Qu'à cela ne tienne, crac, je perce le plastique, une table
sous chaque bras. Les muscles du cou qui hurlent, mais je dois remplir
ma mission, traverser la réserve, le magasin, puis arriver au client.
Et j'ai pas fait que ça, j'ai aussi pris de l'eau croupie dans la
gueule, j'ai aussi brassé gavé de palettes. Elles pèsent leur poids ces putes !
Crevant, franchement.
Mardi.
Jour de repos, alors je me repose. Du repos chez moi c'est quoi, se
lever tard, aller manger au bar de mon oncle, de la nourriture, mais
délicieuse. Lapin en sauce et tarte tatin.
Un vrai régal.
Petit tour chez un ami le soir, puis l'heure de rentrer.
Mercredi. Reprise du boulot. Je continue a ranger dans mes petits rayons, les essuie-glace, les batteries, les filtres à air et à huile.
« Bonjour messieurs dames... Ah non messieurs ! »
Oui je suis un homme, même avec un sac de nœuds longs, et un visage fin.
Et des fois c'est : « Les produits d'entretien, c'est où ? »
Même pas de bonjour, et de s'il vous plaît. Grosse connasse, je suis au rayon brico, tes produits d'entretien, tu te les cherchent, je connais pas le magasin par cœur.
La grande surface, des fois c'est pas cool. Sauf si t'es client.
Marc CONSTANTIN (23 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
11 août 2007
Crap 97
Dimanche 15 Juillet 2007
Fête du cognac, partie 3
La fête du cognac prend fin ce soir. La soirée de clôture se fera comme les trois jours précédents, un concert, deux artistes.
Vingt et une heure, Abel K1
commence à jouer. Je connais pas, mais je crois que de toute façon je
n'aime pas. Je suis venu seul, et je retrouverai des potes sur place,
parce que les soirées jeudi et vendredi ont été plutôt minables malgré
le fait d'y avoir vu quand même es amis.
Je rejoint un pote, et
grande surprise en arrivant : mon ex avec son copain. Celle à qui j'ai
fait mes félicitations trois jours auparavant (crap 95).
Je suis assez déstabilisé, mais j'arrive à sortir quand même un vulgaire, mais pas dénué d'intérêt : « Ba alors, qu'est-ce que vous branlez ? »
Et je m'entend répondre : « De l'air, ça se voit pas ? »
Oooh.... Ba écoute tu le prend comme ça ? Sombre conne, va.
Je fais mine de sortir mon téléphone, genre on m'a appelé, puis je me casse, laissant mon pote en plan. Je lui envois un SMS plus tard pour lui expliquer.
Rester
avec des gens qui me font chier, à ça non ! Je suis assez grand pour
prendre des décisions, et là la meilleur des décisions c'était de me
barrer. Elle se rend pas compte, je crois.
Après réflexion, je lui
souhaite du malheur. C'est fourbe, je sais bien. Cependant, j'aime à me
retrouver dans ma médiocrité, mon petit monde où je fais souffrir untel
ou unetelle.
Un jour peut-être elle aura mal ! Et j'aurai pitié, un peu attristé, mais avec un sourire réjouit du coin de la bouche...
Je retrouve des potes, et on commence à regarder le concert d'Arno. Ce vieux rocker, une espèce de voix graveleuse, de fumeur, avec son accent belge.
« Vive la mouille » qu'il répète à longueur de temps. À mon avis ça veut dire vive la moule, puisque des moules on connaît ça à Cognac, et en Belgique aussi avec les moules-frites.
Le pote de début de soirée nous rejoint, et puis on se fait plaisir sur une bouteille d'une litre et demi de bière, et savourant quelques cigarettes.
Une petite nana, pendant le concert, se faisant mais alors vraiment chier, sort son iPod et s'écoute son son. Yeah, du Eths ! Je me dis voilà une fille bien, mais après c'est Sum 41, et tout de suite ça fait un choc. Non, ne crachons pas dans la soupe, il y a du bon son partout.
Son je m'en foutisme est assez aberrant, mais chacun fait ce qu'il veut, vive la mouille...
Fin du concert, mais pas fin de la soirée.
Pourquoi pour mettre de « l'ambiance », pourquoi il faut toujours passer Claude François, ABBA, Les Village People, et Émile et Image ? Ce soir on y coupe pas, comme la veille.
Il y a aussi les Rita Mitsouko, mais à la limite j'aime bien. Et deux potes ont reconnus Rage Against the Machine.
Je
passe la soirée avec la sœur d'un ami, non présent ce soir, ainsi que
des amies à elle. Dont une qui sait ce que c'est que la fête du cognac
! Trop torchée la fille.
Je sauve la soirée d'une amie ; un mec arrête pas de la coller, alors je m'intercale entre eux deux et elle me dit discrètement « Merci, tu me sauves la vie. »
Je revois aussi deux jeunes filles, dont une fan de Marc de Cognac (c'est un surnom assez connu que j'ai), un court-métrage que j'ai fait avec un ami (crap 17).
Elles prennent des risques mais elles m'offrent des verres. Oui, elles font parti du JAAC (Jeunes Agriculteurs Anime de Cognac), et ont des verres gratuits, mais ne doivent pas en faire profiter les autres. Je les remercient encore.
On danse comme des idiots et tout le monde s'amuse, on rigole bien, moi un peu perché mais rien de bien méchant. Distribution d'alcootests, j'en prend un.
Sur la route du retour, je sais même pas pourquoi, mais je parle avec une dame, la trentaine.
Et un ami à elle arrive. Il m'a l'air agressif, mais au bout du compte il me paye un cigarillo. C'est sympa !
Et la dame me donne son prénom et son numéro de téléphone.
Qu'est-ce
que je peux bien faire avec ça ? Madame, vous avez au moins trente ans,
nos centre d'intérêts doivent être totalement différents ! Bref...
Je rentre chez moi, et je souffle dans le ballon. Surprise, le taux d'alcoolémie est dépassé. Le petit trait là, ba c'est vert par dessus. La tête qui tourne, un bon gros sommeil, et j'ai ma première journée de travail dans 5 heures...
J'ai déjà préparé une partie des conclusions du chapitre 1,
tout ça dans ma tête, en espérant ne rien oublier.
Marc CONSTANTIN (18 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
29 juillet 2007
Crap 96
Vendredi 13 et Samedi 14 Juillet 2007
Fête du cognac, partie 2
Aujourd'hui je signe mon contrat et je prend mes horaires pour mon boulot d'été, dans une grande surface.
Je connais un peu la maison j'y ai travaillé l'an dernier.
Cette fois le travail sera différent. Je suis affecté au service bricolage.
En signant le contrat je tombe sur ça :
«
Ne jamais utiliser un appareil pour une activité différente de sa
fonction propre (ex : couper des légumes avec la trancheuse à jambon). »
C'est marrant.
Je
me prépare, toujours pour inviter des amis à dormir, les mêmes. Ils ne
peuvent toujours pas. Je passe quand même la soirée avec une amie, sa
sœur et un de ses amis.
On regarde le concert de Aaron.
J'aime pas, et c'est mal vu. J'aime pas ce qu'elle aime, donc soit je
suis une merde, soit j'ai mauvais goût, mais chaque critique est très
mal prise.
Tiens, son ex qui rapplique. Il a des soucis, plutôt
importants, ce que je comprend. Vas-y, tu peux discuter avec lui, je
reste avec ta sœur et son copain. C'est le concert de The Servant
qui a débuté. Elle revient, en plein milieu du concert, pour me dire
qu'elle doit partir, demain elle embauche. Elle prend et ramène sa sœur
et son copain, et moi je me dis que je peux rester au concert, ça mange
pas de pain. J'ai quand même les glandes.
Oh, puis y'a pas de raisons, un concert tout seul ça me hache les couilles menu, alors je me tire en suivant le chemin qu'ils avaient empruntés.
Quel dommage de les avoir vus juste à côté, avec son ex bien sûr, alors bon je la ferme et je m'en vais, mais j'ai très bien compris.
Je déteste qu'on me mente.
Une connaissance, la fille du 21 juin (crap 83) qui me joue un tour pendable aussi. La veille aussi, mais c'était déjà tout pourri que c'était inutile de le préciser.
Et,
le choc de la soirée, voir quelqu'un que je n'attendais pas du tout.
Une fille avec qui je devais sortir, il à quelques mois, et j'en ai
parlé souvent d'ailleurs, celle qui habite Angoulême.
Conforme au droit de bienséance, quelques mots échangés, un peu
déstabilisés, il n'y a plus la magie d'avant. Pourtant ça m'a fait
plaisir de la voir.
Fin de soirée nulle à chier.
Samedi,
pas de prise de tête ce soir je sors à l'arrache, comme j'aurais du
faire avant. Je vois un peu des gens que je connais. Ce soir c'est Magyd Cherfi, un ancien du groupe Zebda. J'avais des a priori sur sa musique, mais ça cassait trop des barres, c'était vraiment sympa.
Par contre, Riké juste après, j'ai pas du tout aimé. On se donne souvent rendez-vous devant Monic la Mouche, des toilettes pas comme les autres...
Un after est prévu mais comme j'embauche lundi, je n'y vais pas.
Le paquet de cigarettes y passe à moitié.
Je tiens mes engagements, je n'ai pas encore acheté de paquets. Pourtant j'arrive à en payer aux autres. Technique secrète qui fait pousser les paquets de clopes. Haha, en fait c'est plutôt simple comme tour de passe-passe...
Un numéro de téléphone contre une cigarette, mais bon, je suis bon prince, je les filent gratos... Ça m'intéresse plus tellement, ça m'a foutu dans la merde assez comme ça.
Je rentre chez moi, un peu sonné, par l'alcool et le... bref, et je m'enfile (dans le gosier, pas dans le cul) quatre saucisses et un demi paquet de gâteaux apéro.
Un moment de répit, en attendant le mois d'août, et aviser ensuite.
Marc CONSTANTIN (17 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
27 juillet 2007
Crap 95
Mercredi 11 et Jeudi 12 Juillet 2007
Soirée au bar avec des amis, histoire de se remémorer ce festival des Free Music, et de dégoûter ceux qui n'ont pas pu y aller. Mesquin ? Un peu.
Jeudi. Fête du cognac, partie 1
Je dois normalement recevoir des amis à dormir à la maison ce soir.
Je
suis tout excité à l'idée qu'ils viennent, ce sont vraiment de bons
amis, et c'était prévu qu'ils viennent dormir. Je dis pas que j'ai tout
préparé pour leur arrivé, mais la maison est en état, propre.
Mais je ne reçoit des réponses que très tard, et des réponses négatives.
Déception !
Ce soir c'est la fête du cognac, forcément pour une ville qui s'appelle Cognac.
C'est
pas le genre la foire à la saucisse, bal musette pour le troisième âge,
non non, c'est complètement mieux que ça, avec à l'affiche des
artistes, et pas ceux en manque de promo.
Ce soir c'est Les Binuchards, un groupe bien de chez nous, de la région. Et en deuxième partie, le célèbre Matmatah.
Je
vois donc mes amis à cette soirée, et je prend une claque dans la
gueule quand je vois comment ça se passe. Bref, je fais comme si de
rien n'était, et en même temps c'est difficile de faire autrement, je
vais pas me mettre à taper le scandale devant les mangeurs de moules, savourant leur cognac et leur rosé.
Je passe une sale soirée.
Puis finalement, je retrouve des amis avec qui je n'avais pas prévu de
sortir ce soir, et c'était très bien. J'ai parlé avec certains, de
façon très personnelle, et ça me touche, car j'aime aussi me confier,
qu'écouter les autres.
On se balade sur les quais, et je tope une bouteille de XO Beer (bière au cognac) entamée sur une table. C'est pas bien de prendre les boissons dont on ne connaît pas le contenu, mais peu importe ce soir.
Incroyable la facilité déconcertante avec laquelle je m'ouvre aux gens.
J'aurais été incapable de ça il y a quelques mois.
En
ayant tout perdu, j'ai gagné au passage, en maturité. Elle non. Je la
félicite même pour tous ses exploits, toute sa réussite dans ses
études, son orientation, du plus sincèrement possible.
Apparemment, ça l'emmerde. Et bien va crever, va ! Pas le moment ce soir.
Plan après plan, rien n'a marché. Mais la fin de soirée était quand même agréable. Plus que le début.
Demain je ne prévois rien, car sinon ça va foirer. Je viendrai comme ça, et j'improviserai.
La fête du cognac a fait, il paraît des records niveau vente de boissons, liquidant les stocks pour les soirs qui allaient venir.
Cognac est vraiment animé pendant les vacances. Plein de choses à faire sur certains soirs.
Et le boulot, qui approche à grande vitesse.
La fin prématurée des vacances.
Attention à ne pas me prendre pour ce que je ne suis pas.
Marc CONSTANTIN (17 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
26 juillet 2007
Crap 94
Dimanche 8, Lundi 9 et Mardi 10 Juillet 2007, Montendre / Cognac
Free Music Festival 2007, partie 3
Je pionce 4 heures environ, et à mon réveil je me dis qu'il manque un pote. Je referme mes yeux mais je tarde pas à les rouvrir.
Je
ne vois plus la voiture de mes potes. Oh les enfoirés, ils sont partis
à l'arrache sans me dire au revoir ! J'apprendrais plus tard qu'ils ont
voulu me dire au revoir mais que je dormais.
C'est faux je ne dormais plus ! Je fermais juste les yeux !
Bref,
je vais voir des potes et je me propose de les ramener à la gare. On
est à ma bagnole, quand je vois arriver la fille de ces 36 dernières
heures, qui se déplace pour me dire au revoir.
Délicate attention, que je remarque et que j'apprécie.
On se donne rendez-vous pour dans quelques temps, car moi je travaille bientôt.
Derniers contacts charnels, ses lèvres contre les miennes, voir son sourire d'ange, et partir, avec du baume au cœur. Je la laisse repartir vers son campement, et son copain.
Oui oui, son copain...
Fin du Free Music Festival 2007
Retour sur Cognac, un pote qu' m'appelle car il a oublié ses lunettes sur la plage arrière du véhicule (lunettes explosées dans un concert...).
Je me repose un peu, forcément, j'ai dormi 8 heures en 2 jours. Mais un peu dans la journée, un pote m'appelle pour faire un film, un projet qu'il a en tête depuis pas mal de temps, et aujourd'hui il faut assez beau pour tourner, alors on est parti. Accoutrement militaire, armes à feu d'airsoft, et nous voilà parés pour le métrage. Ça durera jusqu'en fin de journée, avant qu'il ne fasse trop sombre.
Lundi. Repos. Dans une semaine tu sera en train de tafer.
Mardi. Comme lundi. Je pensais que Harry Potter 5 sortait au ciné, mais non, c'est demain.
C'est stressant, le décompte à commencé,
bientôt je ne serai plus en vacances...
Marc CONSTANTIN (15 juillet 2007)
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25 juillet 2007
Crap 93
Samedi 7 Juillet 2007, Montendre
Free Music Festival 2007, partie 2
Comme je l'ai dit juste avant, la délimitation des jours n'est pas chose facile à faire.
Je place le Samedi commençant juste après le concert. C'est donc la fin du Vendredi, le début du Samedi.
Je vais faire un petit tour à ma voiture, histoire de manger des chips et des gâteaux, et je retrouve la demoiselle, on se balade et on s'échoue sur la plage, qui entoure une partie du lac.
On
discute, de ma vie, de la sienne, de nous. De nos expériences passées
un petit peu, de l'avenir, des projets que nous avons en tête, des
études.
Jusqu'à six heures du matin.
Je
rentre à ma voiture, prend une bouteille d'eau et à bouffer, je
m'installe côté conducteur. Je fais tourner le moteur, met le
chauffage, un coup sur la manivelle et le siège s'abaisse.
Une couverture en guise de coussin, une autre pour me couvrir, et c'est parti pour 2h de sommeil.
Je peine à m'endormir, un mec du campement d'à côté fait les « Wou-hou, Yi-hou » qu'on entend dans la chanson The Sweet escape de Gwen Stefani. C'est marrant, mais moi je suis crevé. Je suis pas sous prods, pas dans le même délire.
Un pote me réveille à 8h, pour prendre une bouteille
Je me rendors mais il me réveille une autre fois à 10h pour prendre son pull.
Bon ba merde cette fois je me lève.
Petit déjeuner sympa, je m'enfile 200 grammes de jambon. Chips aussi, forcément.
Je flâne, par-ci et par-là et c'est rapidement midi. Toujours les murs de son sur le parking, qui s'arrêtent vers 14h.
Je mange (encore) avec des amis, à leur tente, et on boit aussi.
« Pourquoi ils font des si gros paquets pour des si p'tits chips ? »
« Garde la saveur mais perd tes papilles gustatives au bout de trois goulailles car elles vont fondre. »
Sandwich, Kinder Bueno, et du Marie Brizard à la pastèque il me semble.
Ça fait un bruit un peu psyché quand on tape le fond de la boîte de Pringles, ce qui fait forcément rire les gens foncedés.
« T'as désappris de parler. »
« Si cette dépanneuse ramenait les gens défoncés, elle se ferait trop de thune. »
Je
retourne à ma voiture, pour taper une sieste en solo. Mais avant de
dormir, comme tout le monde est arraché complet, par les prods et
l'alcool, ba moi aussi j'ai décidé de me picher la gueule !
Grimpe dans la bagnole, ouvre le sac, et comme un vieux dipsomane, vas-y que je te sirote les fins de bouteilles, absinthe, pineau et Passoa presque en entier elle.
Je
suis donc joyeux, gai comme un pinson, et j'entame un petit repos
réparateur. Pas vraiment le temps car mes amis arrivent, et foutent le
bordel. Moi je suis joyeux ça se voit assez d'ailleurs et on me fait la
remarque. Des photos sont prisent, et même pendant que je vide ma
vessie. On voit ma verge dessus, et ma tête de bourré qui rigole, parce
que oui on rigole quand on a bu. Et je rigole beaucoup...
Y'a du LSD sur ma vitre. Un chien passe et ça inspire un camarade :
« Le chien il lèche la vitre, il explose. »
Hilare.
Et un autre, le plus sérieusement du monde :
« Personne à de la bouffe chinoise ? »
De retour près des tentes, on papote avec des filles qui ont leur tentes juste à côté.
Une muette et une pipelette.
Elles vont se faire voler des tortillas !
« Il fait au moins quarante millions de degré dans la tente, ouais on est en train de sécher du bec ! »
Ce soir j'arrive à l'heure, à peu près, enfin comme hier quoi. Je loupe Dj Lucchi.
Je
suis accompagné de cette charmante fille, une seconde fois, laissant
ses amis d'une part, les miens d'une autre part, et on y va que tous
les deux.
On arrive vers la fin de Karlit et Kabok, un hip-hop sympa, aux textes amusants. Puis on se dirige vers la scène principale, pour voir les Ogres de Barback.
Les 4 frères et sœurs vont faire un spectacle des plus beaux, des plus
sympas, et aux premières places, on en prend plein les yeux.
Elle doit partir, retrouver ses amis. Alors moi je retrouve les miens. Et on va écouter Bobmo, qu'on surnomme Dj 17 piges,
de part sa tête d'adolescent. En réalité il a 19 ans, mais c'est quand
même relativement jeune, et jouer devant un public, à deux reprises, je
lui tire mon chapeau.
TTC
ensuite. Je l'attendais impatiemment et quelle grosse déception ! Des
clubeurs de partout, des casquettes a tire-larigot ! Mais la déception
ne vient pas de là, non mais du groupe.
C'était tout mou, bien loin des titres que j'avais entendu. La version de Travailler était mauvaise, le remix d'Orgasmic est carrément plus puissant. Puis Teki Latex qui chante Les matins de Paris (normalement en duo avec Lio),
et qui fait la promo de son album, c'était vraiment à chier. J'ai
vraiment aimé que moyennement, et pour moi, ce qui a sauvé leur
prestation, c'était les deux derniers morceaux, les plus connus, Girlfriend et Dans le club.
Mauvais
aussi quand des minettes de douze montent sur scène pour chanter des
chansons aux paroles qui font l'apologie des putes, mais bon, c'est
l'esprit festival, on va dire...
Un petit bout de Bobmo, encore une fois, puis vient l'heure de « rinôçérôse ». Le fameux Cubicle, forcément. Un pote musicien et membre de Mogadisco, qui me dit :
« Pourquoi il y a trois guitares pour jouer la même chose ? »
J'ai pas su quoi répondre...
Scène du lac, Teenage Bad Girl, les nouveaux Daft Punk, très bien.
Jamais je me serai mis à danser comme ça, mais là je suis net, tout va bien et je bouge au fil du son.
The Rapture débarque, punk rock électro, assez sympa eux aussi.
Je termine ma soirée sur John Lord Fonda, très très bon, mais je ne reste pas pour Para One.
Oui
je suis tout seul et je me fais chier un petit peu, tout mes potes sont
éparpillés dans le site, ou alors aux voitures, en train de se
repoudrer le nez ou de gober de la substance.
Avant de quitter
le site quand même, qui est-ce que je croise, ces deux espèces
d'enculés qui ont fait foirer ma précédente histoire (crap 87 et 88). Un des deux s'approche et me tend la main. Il se fout de ma gueule jusqu'au bout ou quoi ? Je lui dis : « Oula, non c'est mort »
Il ose me demander « pourquoi ? ». Pauvre abruti, va tu chies vraiment pas la honte !
« Après ce qu'il s'est passé, je te dis que c'est mort. »
J'aurais regretté de leur avoir serré la main à ces connards si je l'avais fait.
Ça fout les nerfs.
Bon je m'arrache du site, et il pleut. Dodo. Fin de nuit perturbée un peu, toujours par des amis arrachés, qui s'offrent le luxe d'être perchés pendant 36h.
Il paraît qu'un mec est venu dans ma voiture
me mettre un doigt dans le nez.
Marc CONSTANTIN (15 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)
24 juillet 2007
Crap 92
Vendredi 6 Juillet 2007, Cognac / Montendre
Free Music Festival 2007, partie 1
Levé à midi et des poussières, on dirait pas que je dois partir ce soir à ce festoche des Free Music. Je fais les courses pour un pote :
« Tu me prends des Bordeau Chesnel, mais un moyen pot ! »
Ensuite
c'est à mon tour de faire les courses. Enfin ma mère. De la bouffe pour
tout un régiment ! Je me plains pas, c'est nickel. Je prend le même
pote à la sortie de son taf, et on prend un autre pote près du théâtre, crac frein à main, dérapage sec et concis.
Un
pote qui a oublié sa place chez lui... Petit détour donc, et au passage
on arrache un fanion mi-français mi-espagnol, le symbole du jumelage de
Javrezac et Moral de Calatrava.
Ça servira pour délimiter les groupes de bagnoles.
On déguerpis fissa, direction Montendre, lieu du festival. On a tout ce qu'il faut, boissons, couvertures, à bouffer. Une cassette bien bourrin sur la route, GPS qui nous indique, bien que je connaisse bien la route, à force d'aller à Bordeaux (hum...souvenir d'un passé peu glorieux).
« Tu veux un bonbon au mielo mon pral ? »
Un pote qui imite un gitan, en buvant des bières. Des bouteilles de Kro qui gertent de la bagnole et qui viennent s'exploser sur les panneaux, des clôtures, ou qui se renversent sur la vitre arrière...
Je connais très bien cette route, pas de soucis, que je leur dis à mes potes. Je connais bien ce virage. Alors pourquoi je l'ai pris comme un con, pourquoi j'ai glissé et pourquoi la voiture s'est retournée, à fait trois tonneaux et est partie dans les buissons. L'accident ayant causé le décès d'un de mes amis, son sang trempant mes habits et son visage déchiquetée par la force du choc, laissant voir le blanc de ses yeux, et son corps brisé de partout, gisant un peu sur la route, un peu dans le reste de l'épave, mort.
C'est un scénario qui aurait pu arrivé,
mais en fait j'ai juste dérapé sur les graviers, bien fort, sans frein,
juste en tournant les roues, volant d'une main, chevauchant la voie de
gauche.
Oui, comme un con, je connaissais le chemin et je l'ai pris
un peu hard (toujours en respectant les limitations de vitesse). Je me
suis fait peur, mais c'est le seul point noir du voyage, et encore, il
ne faut pas l'amplifier, hyperboler l'événement.
On arrive à
Montendre, et on commence à voir les bawas, les gens avec leur sac à
dos, tous dans la même direction, vers le site du lac de Montendre.
Beaucoup de voitures. On progresse doucement, un mec de la sécurité
nous arrêtent car le parking est bondé. Mais des potes nous attendent
sur ce parking, avec une petite place très sympa, juste devant le «
champs à pisser », endroit où tous ceux qui veulent pisser, vont pisser.
À peine arrivés, tout le monde s'éparpille, va à droite à gauche, et commencent à se mettre le crâne, à coups de prods.
Parfois on me fait le reproche de ne pas mettre les prénoms dans les articles que je fais. Ça peut paraître fouillis parfois, mais pourtant c'est simple avec les retours (crap x). Aussi ça permet de ne pas dévoiler l'identité de ceux qui frôlent l'illégal. Rien que pour ça, je continuerai à garder l'identité secrète des gens que je côtoie.
Donc, on arrive vers 19h, le festival est déjà commencé. Il a ouvert à 18h30, avec la MJC Clandestine, suivi de Dobacaracol. Très peu de gens pour la MJC il paraît, car ça commence trop tôt, il y a encore des gens qui s'installent. Je loupe aussi Dobacaracol, parce que je suis encore sur le parking, je prend mes marques, regarde un peu tout autour, visiter les autres campements, ceux des potes.
« Un jour je me suis senti l'âme d'un Power Ranger. »
Des rastamans et womans, des bawas, des teufeurs, des gens torses nus, des vieux perchés, des gens bourrés, de partout.
Des gens nets aussi ! Oui, quelques-uns.
Je
rentre avec une partie de potes, dans le site. Fouille corporelle,
bouteilles d'eau autorisées mais sans bouchons, « mesure de sécurité ».
Les gars de la sécu, c'est des têtes connues, chaque animation ou
concert du coin, on retrouve les même gueules. Pas un boulot facile.
Ils sont mal et d'ailleurs j'ai jamais compris pourquoi. Tous les festivaliers sont ils des fouteurs de merde ? Assurément
non, pourtant on est tous dans le même sac, accueil façon gueule de
porte de prison, force de brute, impolitesse, irrespect parfois.
Mais c'est le boulot qui veut ça.
On arrive sur le devant de la scène principale, c'est Steel Pulse qui commence. Du reggae. Mais je déteste le reggae ! Bon alors je m'ennuie un peu. Beaucoup !
Inutile
de le dire, mais c'est impossible de rester en groupe. Nous sommes des
électrons libres, avec tous des envies différentes. Pisser, boire, se
poser, fumer, danser...
De toute façon on se perd et on se retrouve à longueur de soirée. Paradoxalement, on se retrouve dans le pogo, là ou il y le plus de bordel.
Viennent ensuite les membres de Percubaba,
et je danse aux côtés d'une demoiselle fort charmante, une petite
rastawoman, avec des très chouettes atébas, un style très cool, et
aussi avec un sourire des plus beaux. Ça pourrait être anecdotique,
mais ça ne l'est pas en fait...
« Coléoptère... »
« 4L à la banane »
Le son de Leroy Washington, sur la scène du lac, avec sa bonne tek puissante qui fait se trémousser le peuple, au plus près des enceintes. Le son crache bien fort, arrosant nos esgourdes de sons graves et percutants.
De retour sur l'autre scène, pour voir Domb, que je qualifierai comme une sorte de drum and bass aux accents métal. Le temps de revoir la jeune demoiselle, de danser à nouveau avec elle, de discuter entre deux morceaux, puis c'est déjà l'heure d'Interlope, assez jungle. Toujours près du son, on est là pour ça. Puis de toute façon, on qu'on soit , on l'entend avec quasiment la même intensité.
La soirée (dans le site) se termine avec le mix de Manu le Malin, est soyons francs, au début c'était pas top, je m'attendais à du boom-boom, du gros son affreux, un fond de boomers terrible, parce que c'est en partie ce que j'aime, la grosse caisse. Mais plus il avançait dans son mix, et mieux c'était, donc pas trop déçu.
Tiens,
encore la jolie fille qui traîne dans le coin. Après quelques mots
(touchants, vraiment, m'a t'on déjà dis plus explicite et plus sincère
?) échangés ainsi qu'un tendre... un... bref, un truc de fou.
Je pars du site, il est déjà 3h passées.
La soirée est loin, mais alors loin d'être terminée.
On
oublie même le terme de soirée ; on est là et c'est parti pour du
non-stop de musique et de festival, de son ouverture à sa clôture, le
temps n'a plus d'importance.
Ça marche comme ça ici...
Je connais des paquets de Brossard qui n'ont pas fait long feu.
Marc CONSTANTIN (13 juillet 2007)
(Respectez les droits d'auteurs sur textes et photos, SVP. Rien ne remplacera votre propre créativité et vous n'en serez que plus récompensé et plus heureux !)









